Category Archives: REPÈRES DANS L’ANNÉE

La Toussaint (1er Novembre)

Cimetière

LA TOUSSAINT – Le 1er Novembre

La Toussaint c’est la fête de tous les Saints. C’est une fête catholique célébrée chaque 1er novembre. Le lendemain est la “commémoration des défunts” (des morts). Mais les Français ont pris l’habitude de rendre hommage à leurs morts ce même jour du 1er novembre (bien que la Toussaint et la commémoration des défunts soient deux fêtes distinctes).

C’est l’occasion de se retrouver en famille, les gens vivant éloignés les uns des autres bien souvent ; de partager un repas et de se rendre au cimetière déposer les pots de fleurs habituelles pour cette occasion,  le chrysanthème.

C’est le jour de l’année où les cimetières sont couverts de fleurs. C’est aussi une période de vacances scolaires.

Les prix littéraires Goncourt, Renaudot… attendus en automne

Les jurys du Goncourt et du Renaudot délibèrent chaque année en automne dans le restaurant Druant. Habitude depuis 1914 !
Les jurys du Goncourt et du Renaudot délibèrent chaque année en automne dans le restaurant Druant. Habitude depuis 1914 !

Un prix littéraire est une distinction, souvent accompagnée d’une somme d’argent peu conséquente, remise à un auteur pour une performance littéraire, ce qui lui permet de se faire éditer à des milliers d’exemplaires et ainsi de se faire largement connaître en France comme à l’étranger.

Il existe des dizaines de prix en France mais les plus attendus en octobre-novembre sont :

 

LE GRAND PRIX DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE

Pour avoir la liste des grands prix de l’Académie Française depuis sa création c’est ici !

C’est ce prix qui ouvre la “saison” des prix littéraires. Il est remis tous les ans en octobre de chaque année.

Ce prix a été créé en 1918 et il est l’un des plus prestigieux car il est décerné par un organisme très particulier aux Français et très bien considéré puisque c’est l’institution chargée de protéger et faire évoluer la langue française : l’Académie Française. Douze  membres se réunissent chaque année pour le décerner à un roman de langue française.

2011 – Grand Prix de l’Académie française à Sorj Chalandon pour “Retour à Killybegs” (éditions Grasset)

LE PRIX MEDICIS

Le prix Médicis a été créé en 1958

Pour avoir la liste des prix Médicis depuis sa création c’est ici !   2011 – Prix Médicis à Mathieu Lindon pour “Ce qu’aimer veut dire” (éditions P.O.L)

Les Frères Goncourt

LE GONCOURT, le prix le plus prestigieux 

Pour avoir la liste des prix Goncourt depuis la création c’est ici !

L’habitude veut que le jury du Goncourt se réunisse au restaurant Drouant après plusieurs votes et décide du roman qui sera celui choisi pour l’année en cours. La somme donnée est de 10 euros – c’est la même que lors de la création du prix mais l’impact en matière de publication est énorme. Dans la foulée, le prix Renaudot (10 critiques littéraires choisissent) aussi est attribué au même endroit.

2011 – Prix Goncourt à Alexis Jenni pour “L’Art français de la Guerre” (éditions Gallimard)

LE RENAUDOT

Pour avoir la liste des prix Renaudot depuis la création c’est ici !

C’est un prix qui a été créé en 1926 et qui est décerné en même temps que le Goncourt dans le même restaurant le “Drouant”, le même jour. Le Goncourt et le Renaudot sont deux prix très attendus chaque année.

2011 – Prix Renaudot à Emmanuel Carrère pour “Limonov” (éditions P.O.L)

LE PRIX FEMINA

Pour avoir la liste des prix Femina depuis sa création c’est ici !
Le prix Fémina a été créé en 1904 par une vingtaine de collaboratrices du journal “La vie heureuse”.
2011 – Prix Femina à Simon Liberati pour “Jayne Mansfield 1967” (éditions Grasset)

LE PRIX INTERALLIÉ

(Pour avoir la liste de tous les prix Interallié depuis sa création c’est ici !)
 
Ce prix met fin à la saison des prix littéraires

Ce prix a été créé par une trentaine de journalistes qui attendaient les délibérations du prix “Fémina” en 1930. Il est traditionnellement remis à un ou une journaliste.

2011 – Prix Interallié à  Morgan Sportès pour “Tout tout de suite”

 


Le carnaval populaire de Dunkerque

       

Texte de la vidéo ci-dessous ↓

Chaque année, au début du mois de février, la ville de Dunkerque est prise d’une étrange frénésie. Des milliers de personnes déguisées descendent dans la rue pour faire la fête, chanter et danser. Le carnaval a commencé. Son origine se perd dans la nuit des temps. Certains historiens affirment que la bande de pêcheurs est la descendante directe des fêtes que donnaient les armateurs avant le départ pour la pêche en Islande. D’autres contestent cette hypothèse pour des raisons de calendrier. Peu importe, la légende est belle et surtout le carnaval de Dunkerque constitue l’une des grandes festivités populaires du monde.

Plusieurs mois avant le Mardi Gras, les masquelours commencent les préparatifs. Le costume comme un trésor est sorti de sa cachette pour être bichonné, consolidé et rapiécé. Le parapluie est fixé au sommet d’un manche de canne à pêche. La perruque, les fossiles et les batons de rouges à lèvres redeviennent les ustensiles d’apparat des gros bras de l’agglomération. Car selon le principe des grandes fêtes populaires, le carnaval de Dunkerque est fait d’outrance et de tolérance. Derrière le masque ou le maquillage, on découvre souvent le vrai visage de chacun. Mais attention ! Dire que déguisé tout est permis serait faire insulte au masquelours. Le carnaval, malgré son apparente pagaille, possède des règles que tous les masques respectent scrupuleusement. Si une chute se produit, comme par miracle, la foule s’ouvre pour laisser sortir le carnavaleux fatigué. Faire le carnaval c’est respecter les traditions, les acteurs de la bande et être fidèle au rendez-vous de toute une population. Le carnaval c’est la communion de toute une ville.

A Dunkerque, tout commence et tout se termine par des chansons. Pendant l’avant-bande, la bande ou l’après-bande, chacun vibre aux accords des tambours, des fifres et des cuivres. Derrière le Tambour-Major, véritable chef de bande, les musiciens entonnent les airs traditionnels déchaînant les chahuts des carnavaleux.

Difficile d’expliquer l’amour des Dunkerquois pour cette grande fête traditionnelle. Les habitants de l’agglomération ont le carnaval pour compagnon tout au long de leur vie. Dès leurs premiers mois, ils assistent au chahut sur les épaules de leur maman. Adolescents, ils font leurs premières armes au fond de la bande avant de devenir les premières lignes enviées et respectées de tous. Et même lorsque le temps et les rhumatismes gagnent la bataille, pas question de rester chez soi ! Le masquelours revient à la bande jouer de la musique ou, méconnaissable en “figueman”, pour faire un tour.

Bref, le carnaval est toujours le plus fort mais, magnanime, il laisse le choix des armes. Chacun vit la fête à sa façon dans les chahuts,  dans la musique,  en spectateur ou encore de maison en maison. Car pendant la durée de la fête, de nombreux Dunkerquois ouvrent les portes de leur logement et accueillent les masquelours pour boire un verre et manger un morceau. Dans ce que l’on appelle “les chapelles” règne une ambiance extraordinaire. On saute, on boit, on chante, on danse et on raconte ses exploits, son passage en première ligne, le hareng que l’on a attrapé sous le balcon de l’Hôtel de Ville.

De chahut en chapelle, de rigodon en bal, la fête peut durer plusieurs jours. Avant-bande le matin, bande l’après-midi, après-bande le soir dans les chapelles avant de rejoindre le Kursaal pour le bal. Et le lendemain, on recommence.

Le carnaval est synonyme de poitrines écrasées, de tibias labourés, de corps entassés, d’odeurs persistantes de harengs. Et pourtant, chaque année, tous les Dunkerquois sont au rendez-vous. Pourtant, chaque année, les coeurs battent un peu plus fort dans la poitrine quand résonnent les premiers accords de musique. Le carnaval emporte tout sur son passage dans une folle sarabande qui atteind son apogée à la fin du rigodon final lorsque tous les masquelours à genoux rendent hommage à Jean Bart, le plus grand des corsaires. Truculent, gaulois, flamand, le carnaval de Dunkerque est surtout un moment de communion riche de l’imagination de ses acteurs. Chaque masquelour apporte un peu de sa folie. L’évènement ne peut laisser indifférent parce que le carnaval possède des accents de vérité, la force d’une fête populaire unique au monde.

 

Au mois de mai le tennis à Roland Garros

Roland Garros dans son avion Morane-Saulnier

Roland Garros, célèbre aviateur passionné de tennis mort lors d’un combat aérien en 1918.

Autre habitude des Français, le Tournoi international de tennis qui se déroule tous les ans au mois de mai au stade Roland Garros, Porte d’Auteuil à l’ouest de Paris.

Le site officiel de Roland Garros ici !

Tout d’abord, une chose que j’ai découverte en faisant cet article. L’origine des sports à raquette (tennis, badmington, squash, pelote basque…) remonte au XIIe siècle, en France,  avec leur ancêtre : le Jeu de paume. (voir article “Le Jeu de paume – ancêtre du Tennis”).

Le 1er championnat de tennis en France s’est tenu à PARIS, en 1891. À cette époque, il était réservé aux Français, seulement aux hommes, et presque personne ne s’intéressait à ce sport. Un dizaine d’inscrits seulement !

En 1897, le championnat ouvre ses portes aux femmes – peu nombreuses – 3 -. Il devient un peu plus populaire grâce à un joueur Max Decugis qui va gagner 8 fois le tournoi…

Les Mousquetaires

“Les mousquetaires en 1927”

René Lacoste / Henri Cochet / Jean Borotra et Jacques Brugnon

Ce n’est qu’en 1925, que le tournoi va ouvrir ses portes aux étrangers et va devenir “Les internationaux de France”. C’est la belle époque pour le tennis français avec un groupe de bons joueurs que les Français vont appeler “les mousquetaires” (comme “les trois mousquetaires” -roman d’Alexandre Dumas- ils sont 4). Il y a Jacques Brugnon, Henri Cochet, René Lacoste, Jean Borotra. N’oublions pas aussi Suzanne Lenglen qui va, avec les “3 mousquetaires” faire des merveilles en tennis.

C’est en 1928 que le “Stade Roland Garros” va être construit pour accueillir un public de plus en plus nombreux. Contrairement à ce que l’on pourrait croire Roland Garros n’est pas connu comme joueur de tennis (il était passionné par ce sport et le pratiquait). Les autorités de l’époque ont donné son nom à ce stade pour lui rendre hommage en tant qu’aviateur. Je vous invite à regarder quelques minutes d’une émission télé de 1978 réalisée pour fêter les 50 ans du stade “Il était une fois Roland Garros“.

Rapidement, on ne parle plus des “Internationaux de France” mais de “Roland Garros” tout simplement. Il va devenir un des 4 tournois du Grand Chelem les plus difficiles à réussir en matière de tennis (c’est le plus récent aussi). Les autres tournois majeurs étant :

– WIMBLEDON (Royaume Uni) – en juillet – (depuis 1877)

– L’U.S OPEN (USA)                      – fin août – début Septembre – (depuis 1881)

– L’OPEN d’AUSTRALIE               – fin janvier – (depuis 1905)

– ROLAND GARROS                      – mai – (depuis 1925)

Le 6 décembre c’est la Saint-Nicolas

Saint Nicolas de Myre.

LE VRAI SAINT NICOLAS DE MYRE

L’évêque Nicolas de Myre, ancienne Turquie, vécut au 3ème siècle après J.C (1). Il fut particulièrement connu comme un personnage très généreux et bienveillant surtout envers les enfants, les veuves, les célibataires, les gens faibles…

L’empereur Dioclétien, qui régnait à l’époque sur l’Asie Mineure, poursuivit les Chrétiens (303-311 après J.C) ce qui entraîna l’emprisonnement de l’évêque Nicolas qui fut contraint à l’exil pour un temps. Il repris sa place d’évêque grâce à l’eSaint Nicolas.mpereur Constantin qui rétablit la liberté religieuse (313 après J.C).

Celui qui allait devenir Saint Nicolas serait mort un 6 décembre ayant été victime de persécutions sous l’empire romain. Il fut enterré à Myre mais ses ossements furent volés au XIe siècle (2) par des marchands italiens qui les emportèrent à Bari en Italie.

Les multiples miracles qui lui sont attribués ont fait de lui le patron de nombreuses corporations et de groupes (marins, prisonniers, avocats…) mais il est surtout connu comme un protecteur des enfants et un moralisateur, récompensant les plus méritants et punissant les plus indisciplinés.

Saint Nicolas est fêté dans certaines régions de France seulement,  en Lorraine et en Alsace et le nord mais il l’est   partout en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Autriche…
Saint Nicolas le père Fouettard et l'âne Ci-dessus : Saint Nicolas avec son âne et le père Fouettard (du verbe fouetter) qui corrige les enfants qui ne sont pas sages !

LA LÉGENDE DE SAINT NICOLAS

Un jour, un paysan demanda à ses enfants d’aller dans les champs pour glaner les épis de blé laissés par les moissonneurs. Les heures passèrent et la nuit les surprit. Ils comprirent très vite qu’ils s’étaient perdus, mais ils continuèrent à marcher…
Soudain, l’un d’entre eux aperçut une lueur dans le lointain. Ils se dirigèrent dans cette direction et arrivèrent devant une maison isolée dans la campagne. Ils frappèrent à la porte et un homme de forte corpulence leur ouvrit. “Pourriez-vous nous loger ? “demandèrent les enfants.

– Entrez, entrez, petits enfants, répondit l’homme, je suis boucher et je vais vous donner à souper.”
A peine étaient-ils entrés que le boucher les tua, les découpa en petits morceaux et les mit dans son saloir.

Sept ans plus tard, Saint Nicolas passa devant cette maison et demanda à souper.
“ Voulez-vous un morceau de jambon ?, dit le boucher.
– Je n’en veux pas, il n’est pas bon!
– Peut-être une tranche de veau ?
– Tu te moques de moi, il n’est pas beau ! Du petit salé, je veux avoir, qui est depuis sept ans dans ton saloir !”
Entendant cela, le boucher s’enfuit en courant.

Le grand saint, alla s’asseoir sur le bord du saloir, il leva trois doigts et les enfants se levèrent tous les trois.

QUE SE PASSE T-IL DANS LA NUIT DU 5 AU 6 DÉCEMBRE ?

La veille de la Saint Nicolas, les enfants déposent leurs chaussons devant la cheminée avant d’aller se coucher. Tout à côté ils déposent une carotte et des sucreries pour l’âne de Saint Nicolas et un verre de vin pour Saint Nicolas.

Depuis le XIIe siècle (2), Saint Nicolas passe de maison en maison pour demander si les enfants ont été obéissants. Si oui, ils reçoivent des sucreries, des cadeaux. Si non, c’est le père Fouettard, le compagnon de Saint Nicolas qui les corrigera avec son fouet.

Si vous souhaitez connaître les évolutions de Saint-Nicolas en Père Noël je vous renvoie au Fan Club de Saint Nicolas

Tous les chants et comptines racontés/chantés sur ce site ici !

Une vidéo de la chanson la plus connue sur la légende de Saint Nicola

Il était trois petits enfants
qui s’en allaient glaner aux champs.
Ils sont allés et tant venus
que sur le soir se sont perdus.
Ils sont allés chez le boucher :
– boucher, voudrais-tu nous loger ?

– Entrez, entrez, petits enfants,
Il y a de la place assurément.
Ils n’étaient pas sitôt entrés
que le boucher les a tués.
les a coupés en petits morceaux
et puis salés dans un tonneau.

Saint Nicolas au bout de sept ans
vint à passer dedans ce champ,
alla frapper chez le boucher :
– boucher, voudrais-tu me loger ?
– entrez, entrez Saint Nicolas.
Il y a de la place, il n’en manque pas.

– Du petit salés je veux avoir
qu’il y a sept ans est au saloir.
Quand le boucher entendit ça,
bien vivement il se sauva.
– Petits enfants qui dormez là,
je suis le grand Saint Nicolas.

Le grand Saint étendit trois doigts,
les trois enfants ressuscita.
Le premier dit : ” j’ai bien dormi. “”
Le second dit : ” et moi aussi. ”
« Je me croyais au paradis »
A ajouté le plus petit.

(1) Après J.C = après Jésus Christ

(2) XIe siècle = 11e siècle

Si vous souhaitez apprendre à lire les chiffres romains, cliquez ici !