Champagne de 1840 au fond de la Baltique !

Voir le site de la Maison de Champagne « Veuve Clicquot »

C’est au début du mois de juillet 2010 que remonte cette surprenante histoire de « trésor ». Un « trésor » englouti dans une épave au fond de la mer Baltique près de l’Archipel d’Aland entre la Suède et la Finlande, à 55 mètres de profondeur. C’est un plongeur suédois qui a remonté la première bouteille qu’il a été le premier à goûter. Il pensait boire de l’eau de mer et là…surprise ce n’était pas mauvais du tout !

 Champagne sous l'eau

Après avoir essayé de garder le secret pendant quelques semaines et aussi le temps de gérer médiatiquement au mieux cette affaire, les autorités de l’Archipel (état libre et autonome associé à la Finlande) ont annoncé, en novembre 2010, la remontée de 145 bouteilles dont 47 de champagne Veuve Clicquot. On a retrouvé aussi du café, des épices, des textiles, des grappes de raisin et de la bière encore buvable.

Du champagne d’il y a environ 170-180 ans encore buvable !

La température froide de la mer (4°) mais constante et l’absence de lumière ont permis à ces bouteilles d’être remarquablement conservées (à part l’étiquette bien sûr). C’est grâce à l’analyse des bouchons de champagne et aussi à la présence de vaisselle dans cette épave que l’on a pu à la fois trouver la provenance de ce champagne : Veuve Cliquot et Juglar – maison de champagne qui n’existe plus – ; ainsi que la période à laquelle le bateau aurait sombré : autour des années 1840. Toutes les bouteilles ne sont pas identifiées encore. Au 17 novembre, 3 bouteilles de Veuve Clicquot était formellement identifiées. Le mystère s’éclaircit petit à petit. En effet, après des recherches faites par l’historienne Fabienne Moreau, les bouteilles de Veuve Clicquot ne peuvent pas dater d’avant 1831 et le Juglar daterait certainement d’avant 1829…à moins que…à suivre…

Champagne de la Baltique de 1840

Quel goût a-t-il ?

Dix de ces bouteilles ont été ouvertes (puis rebouchonnées avec des bouchons neufs) devant les autorités de l’archipel d’Aland en présence d’ une centaine d’amateurs et de journalistes. Une puissante odeur s’est dégagée, le vin était encore un peu effervescent (moins qu’à l’origine quand même ! Le Juglar semblait mieux préservé) et même étonnamment bon !

D’après l’oenologue de la « Maison Veuve Clicquot » François Hautekeur : « avec un nez toasté, des arômes d’orange amère et de café, un goût fleuri très agréable ».

Environ 170-180 ans, est-ce le record pour un champagne en très bon état de conservation ?

Non, ce n’est pas le record. Celui-ci est détenu par une bouteille de champagne Perrier-Jouet de 1825 dégustée en 2009 par des oenologues anglais. A moins que les recherches entreprises sur l’histoire de ces vins demontrent le contraire, notamment le champagne Juglar qui peut-être remonterait avant 1829.

Quand on sait que, dans cette zone de la mer Baltique, 650 positions d’épaves sont répertoriées mais non explorées à ce jour, on peut penser que d’autres suprises de ce genre sont à venir. Wait and see !

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