La salade niçoise

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SALADE NIÇOISE AUX ANCHOIS MARINÉS

(TUNA NIÇOISE)

 

Je vous propose une salade niçoise, spécialité culinaire de la région de Nice – près de la frontière italienne – au sud-est de la France. Crudités et huile d’olive….parfait pour l’été ! rafraîchissant  !

Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, il n’y a pas de riz dedans mais il peut y avoir des variantes à cette recette. Dans tous les cas on trouve : des poivrons, des tomates, des oignons, des oeufs durs, des olives noires et des crudités (de la salade, des haricots verts, des petits artichauts, du concombre…) et des filets d’anchois (marinés ou non). On peut également mettre du thon en boîte ou du thon frais cuit dans une poêle auparavant – comme dans la recette ci-dessus.

Le texte de la vidéo ↓

On va commencer par mettre les oeufs à cuire dans un grand volume d’eau bouillante salée. Je les pose délicatement et je compte 10 minutes de cuisson.

Je vais cuire pendant 15 à 20 minutes mes pommes de terre à petite ébullition (l’eau doit bouillir doucement).

J’égoutte mes haricots verts (il vaut mieux les passer sous l’eau froide avant de les mettre dans la salade) et je vais les tailler en 3.

J’épluche mon poivron. Je taille les poivrons en lamelles.

J’épluche ma tomate ou je la monde (terme culinaire) (dans la vidéo la tomate est ferme et peut s’éplucher facilement…sinon, je connais une méthode pour enlever la peau des tomates. Il faut plonger la tomate quelques secondes dans de l’eau très chaude…la peau s’enlève très facilement). Je la taille en deux puis en tranches.

Dans un grand volume d’eau bouillante salée (oups, là il bafouille un peu…), je mets mes haricots verts à cuire pendant 6 à 8 minutes.

J’épluche les oignons nouveaux (nouveaux car moins forts en goût que les autres). Je vais les tailler en fines tranches très longues.

J’épluche mon échalote. Je la coupe en deux et je la cisèle le plus finement possible.

Pour la salade, prenez le mélange de salade qui vous convient. Les jeunes pousses : on les lave bien à l’eau fraîche. Les grandes feuilles : on va venir récupérer les coeurs (on va venir…il me semble que c’est une façon de parler de cet endroit de France…à voir ?), superposer les feuilles, les rouler sur elles-mêmes et réaliser une chiffonnade (terme culinaire).

Dans une poêle chaude, je viens verser (encore un… ça doit être une manière de parler du côté du sud-est !) un filet d’huile d’olive. Je colore fortement mes filets de thon, 1 minute de chaque côté. Je retourne mes pavés de thon. Je sors mes pavés de thon, je les réserve (je les mets de côté pour après…réserver : terme culinaire) (il me semble qu’il faut les faire cuire un peu plus car là, sur la vidéo, ils n’ont pas l’air  tout à fait cuit !).

Pour réaliser ma vinaigrette, je verse mes échalotes dans un bol, j’ajoute deux belles pincées de sel, un peu de piment d’Espelette (piment du sud-ouest – du Pays Basque français) ou du poivre, une grande cuillère de vinaigre, et deux cuillères d’huile d’olive.

J’épluche mes pommes de terre encore chaudes. Je taille des tranches régulières dans mes pommes de terre.

J’écale (écaler : terme culinaire qui signifie enlever la coquille) mon oeuf dur en cassant correctement la coquille. J’enlève la coquille. J’ai rincé mes oeufs. Je viens maintenant les tailler ou en lamelles, ou en quartiers.

J’ai maintenant tous les éléments. Je vais monter une salade copieuse. Je commence par mes salades que je mets au centre de l’assiette. Je range autour mes pommes de terre et mes tomates. Je parsème dessus avec les oignons. J’intercale mes oeufs, mes haricots verts, mes bâtonnets de poivron, les anchois marinés ou à l’huile, quelques olives bien sûr, et enfin, je termine par le thon que je pose au centre de l’assiette.

Le secret de cette salade, c’est de préparer ces éléments le plus proche possible de l’instant de consommation ; de surtout éviter de les passer au réfrigérateur et de les assaisonner avec la vinaigrette juste avant de passer à table (juste avant de manger).

 

21 juin fête de la Saint-Jean et fête de la Musique

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Le feu de la Saint-Jean

La fête de la Saint-Jean est une fête qui continue à être célébrée autour du 24 Juin pour célébrer le solstice d’été – le moment où le jour est le plus long et où la nuit est la plus courte.

On l’appelle la Saint-Jean car à l’origine on fêtait la nativité de St-Jean-Baptiste, le cousin de Jésus Christ, celui qui l’a baptisé dans le Jourdain. En France, peu de gens connaissent le rapport de cette fête avec St-Jean-Baptiste. C’est plutôt une fête pour accueillir l’été…. Traditionnellement, dans les villages, on faisait les feux de la St-Jean. Un énorme feu autour duquel les gens dansaient en ronde en chantant. Les jeunes gens devaient essayer de sauter au-dessus du feu…des braises… Une habitude aussi voulait qu’à la fin de ce feu, les gens retirent une petite branche toute chaude du feu ; cela les protégeait d’un éventuel incendie dans leur maison.

Aujourd’hui, il y a encore beaucoup de communes qui font des feux (bien contrôlés, avec les pompiers à côté !). Quelquefois, c’est un feu d’artifice qui le remplace. Il y a bien souvent un bal qui finit la soirée.

⇒   21 juin – fête de la Musique

faîtes de la Musique !

La fête de la musique le 21 Juin coïncide avec le 1er jour de l’été dans l’hémisphère nord.

Jack Lang
Jack Lang

Cette idée de la fête de la musique est venue d’un américain Joel Cohen qui travaillait à Paris, idée qui est devenue réalité grâce à Jack Lang en 1983, alors ministre français de la Culture. Ce fut un succès immédiat et populaire qui s’est tout d’abord propagé à l’Europe et qui, à présent, concerne plus de 110 pays à travers le monde.(nombreux concerts gratuits dans les rues des villes, professionnels de la musique et amateurs mélangés).

Muriel Robin « la lettre »

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Un sketch « La lettre » sur la chanson de

Jacques Brel « Ne me quitte pas » ci-dessous

Texte de la vidéo ↓

On vient de me remettre une lettre, je crois que c’est mon fiancé. Je vous demande deux petites minutes, pour être fixée. Je vérifie quand même. « Ma chérie » c’est moi ! Je vais lire alors deux secondes. Je vais me mettre là c’est pas plus mal. Allez, alors « Ma chérie, je t’écris d’Amsterdam où je me sens si seul sans toi. Je ne sais pas vivre sans toi. Je t’en supplie ne me quitte pas, il faut oublier, tout peut s’oublier ». Je veux bien mais y a des trucs que j’ai bien en travers (1).

« Qui s’enfuit déjà » Quoi qui s’enfuit déjà ? Je ne comprends pas ce que ça veut dire. Excusez-moi, je suis un peu troublée, je ne m’attendais pas à une lettre comme (ça)…je reprends, alors, « Il faut oublier, tout peu s’oublier, qui s’enfuit déjà » Pour moi, ça ne veut rien dire ! Ah d’accord !  Il faut oublier, tout peut s’oublier…Qui s’enfuit déjà ? Qui s’enfuit déjà, on saura pas…

« Oublier le temps des malentendus et du temps perdu à savoir comment. Oublier ces heures qui tuaient parfois à coup de pourquoi le coeur du bonheur ». Des heures, des après-midis, des week-ends entiers hein ! Ah oui ! le jour, la nuit. Lui ça ne le dérangeait pas de me réveiller à quatre heures du matin pour savoir si je l’aimais ! Moi, à quatre heures du matin, je n’aime personne, je dors ! …ne me quitte pas, ne me quitte pas, ne me quitte pas, ne me quitte pas…ça m’rappelle une chanson, moi, ça. Je sais Serge Lama « Je suis malade ». (2)

C’est ça, c’est toujours ces garçons qui vous font du chantage affectif en fin de compte, et c’est quand on s’en va qu’ils se rendent compte… « Moi, je t’offrirai des perles » J’en veux pas de tes perles. Il pense que c’est avec des cadeaux qu’il va rattraper le coup (arranger les choses). Je sais très bien pourquoi il me fait ça. Parce qu’une fois déjà, on s’était disputé et il m’a eu comme ça avec une grenouille. Oui, parce que je fais la collection de grenouilles. Oh, la semaine dernière j’étais dans les Pyrénées (massif montagneux). J’en ai trouvé une sur un petit marché, elle est ..J’sais pas …elle est comme ça, elle est en faïence…d’accord, ça n’a rien à voir.

« De pluie » C’est pas clair son truc hein ? « Moi, je t’offrirai des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas ». Très fort, toujours plus malin que les autres ! Ah non, ça c’est terrible. « Je creuserai la terre jusqu’après ma mort pour couvrir ton corps d’or et de lumière ». Faut quand même que je vous dise une chose importante : il se droguait déjà avant notre rencontre.

« Je ferai un domaine » Quand je lis ça, ça me fait un petit …. parce qu’il voulait faire plein de choses et j’aimais bien ça. Seulement, en lisant ça, j’ai une image très précise. Un jour il a déboulé (il est arrivé rapidement) dans la chambre en me disant : « Si j’avais un marteau, je cognerais le jour, je cognerais la nuit »…je le connais, il y aurait mis tout son coeur (allusion à l’adaptation française de « If I had a hammer » par Claude François – « Si j’avais un marteau »). Il voulait faire une ferme, une grange avec une histoire de barrière. Et on allait mettre du monde là-dedans : son père, sa mère, ses frères et ses soeurs. Le bonheur. Ça pour les projets, y avait du monde hein…Je dis ça parce que je l’attends encore mon domaine…

Alors, « je ferais un domaine où l’amour sera roi, où l’amour sera loi, où tu seras…je lis pas ce qu’il a mis là..où l’amour sera loi, où l’amour sera loi, où tu seras… ruine ? ça doit pas être ça, on va dire que c’est pas ça, ça va me contrarier ! (le vrai mot est « reine »). « Ne me quitte pas, ne me quitte pas….c’est pas que je les compte hein…il y en a quand même dix depuis le début, je pense que c’est l’idée maîtresse de la lettre.

« Je t’inventerai des mots insensés que tu comprendras » ben c’est très gentil… »je te parlerai de ces amants-là qui ont vu deux fois leurs coeurs s’embraser » Je vois pas du tout pourquoi il me mets ça mais enfin…Ah si ! c’est des amis à nous Madeleine et Emile. Ils étaient ensemble, ils ont cassé, ils ne se sont plus vus et le jour où ils se sont revus….c’est reparti ! belote et rebelote (termes belote et rebelote utilisés quand on joue aux cartes à la « belote) enfin « deux fois leur coeur s’embraser ». C’est joli d’ailleurs comme histoire. Emile, je le vois peu, mais Madeleine, on est carrément…on est…on est amies. D’ailleurs, hier, je l’ai attendu Madeleine (allusion à la chanson « Madeleine » de Jacques Brel). Oui, parce que, on devait aller au cinéma. Elle aime bien ça Madeleine…alors la prochaine fois, je lui apporterai des(en rapport avec la chanson de Brel).

« Je te raconterai l’histoire de ce roi, mort de n’avoir pas pu te rencontrer » eh ben, c’est pas ma faute ! « Le roi mort de n’avoir pas pu te rencontrer »…en même temps c’est très joli, c’est très joliment…je le vois bien, mais je ne vais pas encore marché à ça parce que….ah ! je suis embêtée, vous savez !

« On a vu souvent rejaillir le feu de l’ancien volcan qu’on croyait trop vieux. Il est, paraît-il, des terres brûlées donnant plus de blé qu’un meilleur avril ». Comment je dois le prendre ça, à votre avis ? Il a l’air de dire que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. (expression française populaire). Donc le vieux pot c’est moi, franchement, je sais pas vraiment c’que je dois faire. Il a quand même le chic pour m’en servir une juste avant la fin (il est doué pour dire quelque chose de méchant juste avant la fin de la lettre). J’vais pas m’énerver pour ça.

« Et quand vient le soir, pour qu’un ciel flamboie.. » tu sais ce qu’il te dis le vieux pot ? …excusez-moi, ça m’a échappé, ça m’a un petit peu contrariée. Bon, alors ! « et quand vient le soir » donc, pour que…n’empêche que le vieux pot …il était bien content que…bon ça va…laisse tomber. « Et quand vient le soir, pour qu’un ciel flamboie, le rouge et le noir ne s’épousent-ils pas ? » « Ne me quitte, ne me quitte pas »…t’avais qu’à y penser avant ! Voilà ! « Je ne vais plus pleurer » hum, ça m’étonnerait ça ! Je ne vais plus prendre, je ne vais plus vendre ER c’est bon !(c’est une petite astuce pour savoir si le verbe est à l’infinitif ou pas –  http://french-francais-rag.com/er-ou-e-a-la-fin-dun-verbe/).

« Je ne vais plus pleurer. Je ne vais plus parler. Je me cacherai là, à te regarder danser et sourire, et à t’écouter chanter et puis rire » moi, j’pense que….j’vois qu’ça…ça me fait beaucoup de peine, mais j’vois qu’ça. (je ne vois que ça comme explication). « Laisse moi devenir l’ombre de ton ombre » bien sûr… »l’ombre de ta main » oui, on va faire comme ça, y a pas de raison non plus… »l’ombre de ton chien » en plus, ça va faire plaisir à tout le monde ça.

« Ne me quitte pas… »alors si, justement, je te quitte, je te quitte….c’est pas un garçon comme ça qu’il me faut. Ah, non c’est trop compliqué. Je ne sais même pas comment ça marche, j’suis pas équipée pour…alors, à côté de ça, je reconnais que c’est très très joliment écrit. Je le sais…je le sais parce que c’est un petit peu comme ça qu’il m’a eu. Ben oui, c’est joli, vous savez les poètes…moi je marche à ça….c’est magique…il y en a un qu’j’aimais beaucoup, oh, j’suis sûre qu’vous le connaissez tous. Il s’appelait Jacques … Prévert (Prévert poète français mais ce n’est pas lui qui a chanté « Ne me quitte pas »).

(1) Avoir quelque chose en travers (de la gorge)  = Des choses qui se sont passées qu’elle n’a pas oubliées et aussi qu’elle n’a pas acceptées.

(2) La chanson de Serge Lama « Je suis malade » existe bien mais là il s’agit de la chanson de Jacques Brel « Ne me quitte pas ».

Le 6 juin 1944 – Le débarquement en Normandie – The D-Day

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IMAGE DOCU APOCALYPSE 2WW FRANCE2Tout ce que vous souhaitez savoir sur la 2e guerre mondiale
En 2009, la chaîne de télévision France 2 a proposé une excellente série de 6 épisodes sur la 2e guerre mondiale réalisés par Isabelle Clarke et Daniel Costelle (documents d’archives).

Mon but en écrivant cet article est de faire un grossier résumé de ce qui s’est passé à cette période. Pour ce faire je me suis, bien sûr, aidée de divers livres et sites dont certains que je vous recommande pour trouver tout ce que vous cherchez à ce sujet. Les vidéos des archives INA // Normandie Mémoire.com // DDay overlord.com

Extraits du  film « Le jour le plus long » ou « The longest day » (1962)
de Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki

La bataille de Normandie s’est déroulée en France du mois de juin au mois d’août 1944. C’est la plus grande armada (déploiement logistique) de tous les temps. Une gigantesque opération nommée « Overlord » qui va mener à la libération de l’Europe et à l’armistice du 8 Mai 1945.

En juin 1944, l’Allemagne commence à reculer sur le front russe. Depuis plusieurs mois, les Alliés réfléchissent à l’ouverture d’un front à l’ouest (ce que réclame Staline depuis 1942) qui permettrait de refouler les Allemands et de libérer l’Europe du nazisme (le frond italien étant considéré comme trop lent).

Plusieurs solutions sont étudiées. Les Pays-Bas : trop de zones inondables. La Belgique : les courants marins sont trop forts, la région de Bretagne en France (ouest) : trop loin des côtes anglaises… Alors, ce sera la Normandie (Winston Churchill est d’ailleurs persuadé que c’est là qu’il faut ouvrir le front).

Char en caoutchouc

Oui, on peut faire la guerre avec des chars en caoutchouc !

Les Allemands, eux, pensent que s’il y a une attaque, elle viendra par le nord de la France, au plus proche des côtes anglaises. Ils ont de quoi penser cela car les Alliés vont leur faire croire qu’ils se préparent à l’assaut dans cette zone-là en lançant l’opération Fortitude. Des tanks gonflables, des canons en bois, des faux navires de guerre…vont être exposés pour tromper l’aviation de reconnaissance allemande. Et ça marche ! Les Allemands du côté du « mur de l’Atlantique »  se préparent eux aussi de leur côté mais pas vraiment du bon côté ! L’artillerie lourde allemande déployée sur les côtes françaises est beaucoup plus importante sur les côtes au nord de la France.

Préparation des Alliés en Angleterre

Les troupes alliées en Angleterre se préparent et s’entraînent.

La Résistance Française, à ce moment assez bien organisée, sait que le débarquement est imminent et attend le feu vert pour agir. Le feu vert est un message codé devant passer sur les ondes de Radio Londres « les sanglots longs des violons… » (on peut l’entendre dans la vidéo ci-dessus)

Après plusieurs hésitations et faux départ à cause du temps exécrable, le Général Eisenhower, Commandant en chef des forces alliées en Europe, lance l’action Overlord dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 par ces quelques mots célèbres et simples « Ok, let’s go ».

Plus de 3 millions de soldats vont traverser la Manche à partir du 6 juin et les semaines suivantes,  et débarquer sur les plages -5 plages sur une largeur de 80 km-. Le 6 juin, ce sont 130 000 hommes qui vont affronter le « mur de l’Atlantique », principalement, Américains, Britanniques, Canadiens. Mais aussi d’autres forces alliées en moins grand nombre : des troupes polonaises, belges, tchécoslovaques, danoises, grecques, néerlandaises, norvégiennes et françaises.

Je vous laisse regarder cette page de chiffres de l’opération « Neptune » (1ère phase du plan Overlord) nom spécifique donnée à l’opération navale et aéroportée ce 6 juin 1944. Les différentes divisions et forces en présence face à face, sur terre, sur mer ou par air.

Film américain en couleur sur le débarquement des troupes

– L’opération débute par un envoi de 3460 avions bombardiers lourds et 1650 bombardiers légers et moyens chargés de bombarder les lignes ennemies en territoire français et leurs matériels capables d’endommager les bâtiments de guerre lors du débarquement. Mais les conditions météo ne sont pas bonnes et certains endroits de la côte ne sont pas bien « préparés » pour le débarquement des milliers de soldats.  C’est le cas pour  Omaha beach presque pas touchée par les tirs d’obus,  les aviateurs ayant dû renoncer à bombarder certaines zones. Autant dire que les soldats qui vont débarquer quelques heures plus tard n’auront pas les meilleures conditions dans ces zones oubliées des bombardements et seront une cible bien facile pour les Allemands.

Extrait du film « La bataille du rail » de René Clément (1945)   sur l’aide apportée par les  résistants français aux troupes alliées

– Les actes des résistants français en liaison avec les Alliés aussi vont aider au débarquement.  Par exemple, l’explosion de nombreux ponts, les sabotages des voies de chemins de fer… Le film de René Clément « La Bataille du Rail », sorti en 1945, est un film référence pour tous ceux qui veulent avoir une idée de la résistance au quotidien parmi le personnel des Chemins de fer français.

– Dans la nuit toujours, des milliers de soldats sont parachutés à l’arrière des côtes, dans des campagnes inondées par les Allemands et transformées en marais. Leurs missions : s’emparer de quelques endroits stratégiques (routes, ponts) et tenir jusqu’à l’arrivée des troupes du débarquement. Malheureusement, beaucoup de parachutistes n’ont pas la chance de tomber sur de la terre ferme, et se noient dans les marais. Ils portent une charge de 40 kg. La riposte allemande sur les avions est vigoureuse et certains parachutistes ayant voulu sauter plus tôt se trouvent perdus dans la campagne. Au final, + de 75 % des parachutés sont tombés en dehors de la zone prévue de parachutage. Ils se regroupent au fur et à mesure des rencontres dans la campagne humide et noire, tentant de mener à bien leur mission.

John Steel a dû son salut au clocher de l’église de Sainte-Mère-Eglise

Une anecdote : John Steel à Ste-Mère-L’Eglise – extrait du film « Le jour le plus long » de 1962

De nombreux paras vont atterrir au-dessus de Ste-Mère-Église tués avant même d’atterrir, en « plein vol », au dessus du village. John Steel, lui, a eu la chance d’avoir son parachute qui s’est accroché au clocher de l’église. Il va ainsi assister au carnage qui se passe en dessous. Pendant deux heures, il va rester là….jusqu’à ce que les troupes alliées arrivent pour le délivrer. De nos jours, si l’on visite le village de Ste-Mère-Église, on peut voir un mannequin avec son parachute retenu par le clocher comme sur la photo ci-dessus.

Puis c’est au tour de l’armada navale et de ses milliers de soldats d’entrer en guerre et d’essayer de prendre la côte.

RadioLondres : « Ici la France » C’est l’annonce, le 6 Juin 1944 dans l’après midi, du débarquement et c’est aussi le discours du Général de Gaulle pour mobiliser les Français et aider à combattre l’ennemi où qu’il soit. Pendant les quatre années d’occupation allemande, les Français avaient pris l’habitude secrètement -c’était évidemment interdit- d’écouter leur radio pendant un quart d’heure pour écouter les nouvelles de Radio-Londres. Tous les jours, il y avait des messages codés (écoutez-les ici)….un message est resté dans la tête des Français… »Les carottes sont cuites….les carottes sont cuites »mais il y en a eu beaucoup d’autres qui servaient à la Résistance Française. Celui du débarquement était dans sa première partie : « les sanglots longs des violons de l’automne » puis dans sa deuxième partie « bercent mon coeur d’une langueur monotone ».


Annonce sur Radio Londres, radio que les Français écoutaient chez eux, du débarquement des Alliés sur les côtes normandes.

Après les premiers jours du débarquement, c’est l’organisation logistique qui se met en place et l’avancée des forces armées progressives à l’intérieur du pays.

Une autre page de chiffres : ceux du débarquement et des pertes humaines et matérielles. Il ne faut pas oublier les 20 000 civils français qui ont péri dans ces bombardements ni les dommages causés aux villes de la côte.

 

Le « Jeu de paume »: ancêtre du Tennis

Le Jeu de Paume est l’ancêtre de tous les sports à raquette comme le badmington, le tennis, le squash, la pelote basque…

Il a été inventé par des moines au XIIIème siècle qui voulaient sans doute faire un peu d’exercice ! A cette époque, ils jouaient sur le sol, les murs et les poutres du cloître. Ils utilisaient une balle (appelée l’esteuf) et la paume de la main, d’où le nom jeu de paume. Pauvre main, même avec des gants de cette époque, aïe, c’était douloureux à la fin de la partie.

Plus tard, on a eu l’idée d’utiliser un « battoir » en bois pour recevoir la balle mais ce n’est qu’au XVIème siècle que la première raquette fit son apparition avec un long manche – 400 gr – 66 centimètres de long total – 16,2 cm large x 16,5 long. Actuellement, 29,10 x 39,7 (les raquettes en bois du XXème siècle n’existent plus dans les tournois depuis 1984 – elles étaient quand même plus modernes que les battoirs du XIIIème siècle !).

Quant à la balle, elle a été dans les premiers temps en laine et poils d’animaux, puis en cuir remplie de sable et de chaux. Puis retour à la balle en laine et poils sur ordre du roi Louis XI en 1481 car trop douloureux en cuir ! Le filet aussi est apparu, pour séparer les deux joueurs. Ils avaient le droit de prendre la balle au rebond sur les murs.

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