Archives par mot-clé : français

QUIZZ – « à faire » ou « affaire » ?

Retour vers la page des quizz sur la langue française

Qu’est-ce  qu’un  quizz   (prononcez « cou-i-ze »)  ?   C’est   un   jeu  de question-réponse.   Vous    devez    répondre    à     la    question     en   choisissant    une    des    options    proposées.   Une   bonne   façon d’améliorer son orthographe.

Plus de précisions dans mon article sur la différence entre « avoir affaire à » et « avoir à faire »  CLIQUEZ LÀ !

 
 

G – M Mots français d’origine arabe (ou dialectes)

→ Retour à la page « Mots français d’origine étrangère »

Liste des mots d’origine arabe de A (abricot) à F (flouze)
Liste des mots d’origine arabe de N (nabab) à Z (zouave)
Ci-dessous une liste des mots les plus courants provenant directement ou indirectement de la langue arabe ou dialectes et qui sont entrés dans la langue française.

G

G

La gabelle (qabāla = impôt) – Mot d’origine arabe adopté par l’italien « gabella » et transmis au français « gabelle » –  La gabelle était un impôt indirect prélevé sur les vins, le sel… jusqu’à la fin de l’Ancien Régime en France (1789). De la gaze – Origine incertaine
  Ce mot aurait peut-être pour origine la ville de Ghaza au Proche Orient où une  étoffe légère et transparente était fabriquée avec de la soie, des fils d’or ou d’argent.
.
Ou bien le mot viendrait de « qazz » qui signifie « bourre de soie », mot lui-même emprunté au persan.  À présent, la gaze est un tissu.
En France, on utilise de la gaze, une sorte de tissu fin en coton,  pour faire un pansement ou nettoyer les plaies.
Une gazelle

Une gazelle (ġazēl = antilope) – Antilope gracieuse et légère que l’on trouve en Asie et en Afrique.

Une gerboise (djerbū‘) – Petit rongeur des steppes et des déserts.
Une genette (djerneit) – mot d’origine arabe intégré dans la langue française par l’intermédiaire de l’espagnol (jineta) – Une genette c’est un mammifère avec un pelage tacheté et une longue queue  que l’on trouve dans le sud de l’Europe et en Afrique. Une girafe (zarāfa) – mot d’origine arabe intégré dans la langue française par l’intermédiaire de l’italien (giraffa) – grand mammifère de la savane africaine, au sud du Sahara.
Du goudron (qaṭrān = asphalte) Une guitoune  (gitun = tente) – Une guitoune c’est un petit abri construit assez sommairement, une baraque en bois par exemple.

H

H

Un hadith (hadith = récit) – Actes et paroles du prophète Mahomet concernant la compréhension du Coran et  les règles de conduite à tenir. Halal (ḥalāl – licite) – « manger halal » c’est manger de la viande selon ce qui est prescrit dans le Coran.
Hammam

Un hammam (hlowdotammām) – Établissement  où l’on peut prendre des bains de vapeur.

Un harem ( ḥarym = endroit ou chose interdite) – Ce mot désigne à la fois un lieu clos privé interdit aux hommes à l’intérieur d’un palais et aussi l’ensemble des femmes formant un harem, toutes concubines vivant de leur plein gré ou de force sous la domination d’un sultan ou d’un pacha (empire ottoman)
Le harissa (harisa = purée / marmelade) – Sauce pimentée – purée de piments rouges consommée dans pays d’Afrique du nord. Un harki (adjectif de « haraka » = mouvement / parti mllitaire)  – Militaire algérien enrôlé dans l’armée  française lors de la guerre d’Algérie dont la fin en 1962  a abouti à l’indépendance de ce pays.
Un hasard ( az-zahr = dé / jeu de dés) Mot arabe introduit dans la langue française par l’intermédiaire de l’espagnol (azar).  Le hasard est imprévisible. « Rencontrer quelqu’un en ville par hasard » = « Rencontrer quelqu’un sans avoir chercher à le rencontrer » Du haschich / hachich/haschisch (hachich = chanvre indien) – Substance tirée du chanvre indien (cannabis).
.
L’Hégire ( hijra  = exil)L’Hégire ou la fuite du prophète Mahomet à Médine en 622 est considérée comme le début de la religion islamique que suivent tous les musulmans.
Du henné (ḥinnā) – Substance issue d’une plante originaire d’Afrique  utilisée pour teinter les cheveux ou les mains.
Hidjab

Le hidjab ou hijab (hijāb) – Le hidjab, aussi appelé « voile islamique » peut être soit un foulard porté sur la tête et recouvrant la chevelure, soit un « voile » recouvrant tout le corps mais laissant apparaître le visage.  (lorsque le visage est couvert, on parle de « voile intégral » : la niqab ou la burqa).

 I

 I

Un imam ou imâm  (imam = chef)  – Chef religieux ou guide spirituel chez les musulmans. L’Islam – Religion des musulmans révélée par le prophète Mahomet et écrite dans un livre sacré : le Coran. L’Islam débute en 622 (de l’ère chrétienne), année de la fuite à Médine du prophète Mahomet (l’Hégire).
L’intifada (intifāḍa = soulèvement) – Nom donné au soulèvement mené sans armes à feu par les jeunes Palestiniens face à l’occupation israélienne.

 J

 J

Une jarre(djarra = vase en argile à large bouche) – Grand récipient en terre cuite pour conserver l’eau, l’huile… Le jasmin (yāsamyn) – Plante très odorante à fleurs blanches ou jaunes.
Une jupe ( djoubba = veste de dessous) – Vêtement féminin qui commence à la taille et qui descend sur les jambes. (jellaba / jihad – voir à « djellabah » et « djihad ») –

 K

 K

Un Kabyle / la Kabylie (qabila = tribu) –  Les Kabyles parlent la langue berbère (Afrique du nord). Un kébab (kebap) – Sorte de sandwich venu du Moyen-Orient dans lequel on trouve de la viande coupée en tranches et grillées.
Le keffieh – Tissu traditionnel que portent sur  la tête les Bédouins, nomades du désert. Khôl / un crayon khôl (kuhul) – Fard de couleur sombre pour le maquillage des yeux.
Kif-kif (kif = comme) – C’est kif-kif c’est-à-dire « c’est pareil », « c’est la même chose », « c’est exactement pareil ». Un krak – Forteresse construite par les Croisés  en Palestine ou en Syrie.
Un ksar (singulier) –  ksour (pluriel)  (qaṣr/qşur = château) – Village fortifié au Maghreb. (« kawa » voir « café »)

 L

L

Le laiton (lāṭūn = cuivre) – Mot emprunté au turc (altın).  Alliage de cuivre et de zinc. La laque ( lakk) – Mot emprunté au persan (lāk) issu lui-même du sanscrit ( lākṣā = tache / marque). Divers sens
Un luth (al ūd) – Instrument de musique à cordes pincées.

 M

M

Être maboul (mahbūl= fou stupide) – « Il est complétement maboul celui-là ! » = « Il est complètement fou celui-là ! » // Fou folle, qui a perdu la raison.

Le macramé  (míqrama) = frange décorative – voile brodé) – Artisanat : fils tressés ou  noués à la main pour réaliser des sacs, des tapis…
Un magasin (makhāzin qui est le pluriel de  makhzan qui signifie « dépôt ») – Endroit où l’on fait du commerce : un magasin de chaussures, un magasin d’alimentation, un magasin de vêtements… Le Maghreb (āl-Máḡrib = Pays du soleil couchant) – La région du Maghreb en Afrique du nord regroupe l’Algérie, le Maroc et la Tunisie. Le grand Maghreb : l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie.
Le prophète Mahomet (Muḥammad = digne de louanges) – Prophète fondateur de l’Islam. Un mamelouk (mamlūk = celui qui est possédé par quelqu’un / captif) – Les mamelouk étaient des soldats cavaliers esclaves dans l’Égypte ancienne qui servaient de gardes aux califes. C’est aussi le nom que l’on a donné aux cavaliers de la garde impériale de Napoléon 1er recrutés par les Français lors de la campagne d’Égypte (1798 – 1801).
Un marabout (murābiṭ = moine soldat) – Sens le plus usuel chez les Français : sorte de sorcier envoûteur capable de résoudre tous les problèmes de la vie. Une maroquinerie  – Vient du mot « maroquin » qui était une peau de chèvre tannée au sumac et qui servait particulièrement à la reliure des livres. La maroquinerie désigne dans leur ensemble tous les petits objets en cuir, sacs, portefeuilles, gants…  Une maroquinerie c’est aussi comme cela que l’on nomme un magasin où l’on vend des objets en cuir, sacs, valises, ceintures…
Massage / masser (mas = palper / toucher) – Pétrir les muscles avec les mains, « faire un massage du dos », « masser le cou »… Un matelas (maṭraḥ = tapis / lieu où l’on jette quelque chose) – un matelas posé sur un sommier est nécessaire pour bien dormir la nuit.
Une matraque (mitraqa = marteau) – C’est une arme cylindrique en bois, caoutchouc, métal ou plastique qui peut assommer une personne. Les policiers ont des matraques. Du mazout – Mot emprunté au russe  » mazut » mais dont l’origine semble venir de l’arabe « makhzūlāt«  et qui signifie « résidu, déchet ».  On parle aussi de fioul. C’est un combustible dérivé du pétrole.
Un méchoui (mašoui  = grillé au feu / rôti) – Un méchoui c’est un agneau ou un mouton cuit à la broche. Le terme méchoui désigne à la fois la manière de cuire la viande et aussi la petite fête autour de cet évènement. « Tu viens dimanche prochain ? On fait un méchoui dans le jardin ». La médina (madīnat = ville) – La médina c’est ainsi que l’on désigne les vieux quartiers des villes du Maghreb.
 

Une méharée – C’est une randonnée dans le désert à dos de  dromadaire.

Merguez

Une merguez (merqāz = saucisse) – C’est une saucisse épicée au boeuf ou au mouton à griller.

Mérinos Mot d’origine arabe, emprunté par l’espagnol « merino » et transmis au français – Ce mot désigne à la fois l’espèce du mouton et la laine. « La laine mérinos est très chaude ». Mesquin (miskīn = pauvre)  – Mot venant de l’italien « meschino » emprunté à l’ arabe « miskin ». Une personne mesquine est une personne étroite d’esprit, bornée,  sans ouverture sur les autres.
Un minaret – Mot provenant de l’arabe (manāra) qui signifie « phare » lui-même emprunté au turc (minare) – Le minaret d’une mosquée c’est la grande tour du haut de laquelle le muezzin appelle à la prière les Musulmans. Du mohair (mukháyyar = choisi) – Mot emprunté à l’anglais (mohair) lui-même emprunté à l’ancien français (mocayart)  issu de l’italien (mocaiaro) et dont l’origine est arabe (mukháyyar). « Le mohair ou la laine mohair »
 Un mollah  – C’est un chef religieux dans l’Islam chiite (Turquie, Iran…).
.
Mektoub (maktūb ou mektub = qui est écrit / prédestiné) – Mot qui exprime la fatalité.
Moka – Ce mot vient de la ville de Moka au Yémen d’où le café était exporté. Le moka est une variété de café très appréciée. C’est aussi un gâteau fourré d’une crème au beurre au café.
Moucharabieh

Moucharabieh (mašrabīya) – Élément d’architecture permettant de voir sans être vu.

Une momie (mūmyā = corps embaumé) – Mot d’origine persane (mūm = cire) transmis à l’arabe (mūmyā) et parvenu dans la langue française par l’intermédiaire de l’italien (mummia). Une momie est un cadavre conservé grâce à une méthode d’embaumement comme les momies égyptiennes par exemple.
 Une mosquée (masjíd) Mot d’origine persane (mazget) emprunté par l’arabe (masjíd) transmis à l’italien (moschea/moscheta) – Lieu de culte pour les Musulmans. La mousseline -Mot dérivé de l’italien (mussolina) lui-même provenant du nom italien (Mussolo) de la ville d’Irak Mossoul où  était fabriquée une toile de coton très claire et très fine. Aujourd’hui, la mousseline est une étoffe très fine et souple. On parle aussi de purée mousseline à base de pommes de terre ou une mousseline de saumon…
 La mousson ( mausim = saison / saison du pélerinage à La Mecque et chez les marins arabes, saison des vents favorables à la navigation vers les Indes) – Mot d’origine arabe qui a transité par le portugais ( monção,) puis le néerlandais (moesson) avant de devenir le mot français (mousson). Définition : Les pays asiatiques connaissent la mousson d’été et d’hiver, système de vents qui entraînent des pluies abondantes en été lorsque les vents soufflent de la mer vers la terre et qui entraînent la sécheresse en hiver lorsque les vents soufflent de terre vers la mer. Un moudjahidin plus courant que moudjahid (mujāhid = combattant de la foi) – Membre d’un mouvement de libération national dans les pays arabes.
Un musulman / une musulmane ( múslim – celui qui se soumet à la volonté d’ Allah) –  Mot d’origine arabe, emprunté par la langue  turque  (müslümān) et devenu en  français (musulman)   – Homme ou femme fidèle à la religion islamique dont le livre sacré est le Coran. Un muezzin (muaḏḏin = celui qui fait l’appel)Religieux qui appelle à la prière du haut du minaret d’une mosquée.

L’Académie française

Retour à la page « Paris intra-muros »

L’Académie française

protectrice de la langue française

http://www.academie-francaise.fr/

23, quai de Conti – Paris – 6ème arrondissement

Audio 1 L’académie française

1635

« La principale fonction de l’Académie sera de travailler avec tout le soin et toute la diligence possibles à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences» (article XXIV)

Valentin Conrart (1603-1675) avec quelques amis est à l’origine de l’Académie française et 1er secrétaire perpétuel. Il est très exigeant sur l’utilisation du français. Soucieux de l’orthographe, de la grammaire et de la syntaxe, il corrige les manuscrits d’écrivains plus talentueux que lui.

A l’origine, en 1629, il y a 9 personnalités qui décident de se rencontrer toutes les semaines chez l’un d’entre eux, Valentin Conrart, qui habite au centre de Paris. Ils parlent de toutes sortes de choses et notamment des belles-lettres. Les belles-lettres c’est ainsi qu’on appelle au XVIIème (17e) siècle toutes les oeuvres littéraires -romans, poésie, théâtre, essais- qui ont quelque chose de remarquable dans la beauté du style, l’originalité, la manière d’utiliser la langue française… Ils s’exercent eux-aussi à l’écriture et soumettent leurs ouvrages aux critiques des membres du petit groupe. Ces réunions se terminent par une promenade ou un repas pris ensemble. Ils n’ont aucune envie d’agrandir ce cercle d’amis et décident de ne parler à personne de leurs réunions. Mais par une indiscrétion de l’un d’entre eux, d’autres intellectuels enthousiastes les rejoignent jusqu’à ce que le Cardinal de Richelieu soit informé de ces assemblées.

Celui-ci comprend très vite le double intérêt qu’il peut tirer de cette petite société. Il y a un certain prestige à posséder sa propre académie pour un cardinal mais aussi et surtout il comprend que cette langue, le français, va devenir le ciment de la nation.

↑Le cardinal de Richelieu
peint par Philippe de Champaigne

En effet, au XVIe siècle (16ème), excepté dans les tribunaux où le français avait été imposé par François 1er en 1539, les gens en France parlaient beaucoup de langues, de dialectes, de patois différents. Il était temps, pour former une vraie nation, d’assurer l’unité linguistique dans le pays.

Cette académie allait donc fixer la langue française et permettre à la France d’être une vraie nation avec une seule langue. Le Cardinal de Richelieu propose alors d’apporter sa protection à cette assemblée naissante. Les statuts de l’académie sont écrits entre 1634 et 1636 et le nombre de membres fixé à 40 par le Cardinal -chiffre qui n’a pas bougé depuis 1635 !-. Puis le roi Louis XIII donne son aval. Valentin Conrart devient le premier secrétaire perpétuel.

L’Académie française est donc créé en 1635 et reconnue par le Parlement de Paris seulement en 1637. Pour recruter les nouveaux membres de l’Académie, on ne tient pas compte de la naissance, de la fortune ou de l’emploi. Ce qui est assez nouveau pour cette époque où la société est bien organisée en différentes castes.

L’idée est de fixer la langue française, de lui donner des règles, de la rendre pure et compréhensible pour tous et qu’elle participe à renforcer l’unité du pays.

Pour lire les dialogues de cette vidéo cliquez là !

En 1694, apparaît le tout premier « Dictionnaire de la langue française », outil de référence commun. Il n’y a eu que 8 autres dictionnaires de référence depuis cette date. C’est un travail extrêmement long de réviser les mots du dictionnaire puisque cela s’étire sur plusieurs dizaines d’années. Les académiciens travaillent depuis 1986 à la 9e édition ! En 2012, ils en étaient à la lettre « R » ! Il faut dire aussi qu’à titre d’exemple, en 1935, la 8ème édition du dictionnaire comportait 30 000 mots. Celle en cours comporte 60 000 mots.

La devise de l’Académie : « A l’immortalité »

Audio 2 L’académie française

La devise depuis Richelieu est « A l’immortalité ». L’immortalité de la langue française bien sûr ! C’est pour cela qu’on appelle les académiciens les « immortels ».

La mission de l’Académie française aujourd’hui : « Garder la pureté de la langue et la rendre capable de la plus haute éloquence. Veiller sur la langue française et accomplir des actes de mécenat ».

Grâce aux dons et legs que l’Académie reçoit, elle décerne chaque année environ 80 prix comme par exemple : les grands prix de Littérature, du Roman, du Théâtre, de Poésie, d’Histoire, de Philosophie, le grand prix Paul Morand, les prix de l’Essai, de la Critique, de la Biographie, de la Nouvelle, du Rayonnement de la langue française et, depuis 1986, le grand prix de la Francophonie.

Les académiciens et académiciennes sont élus à vie. Mais depuis 2010, la limite d’âge pour entrer dans cette assemblée a été fixée à 75 ans. Ils ne peuvent pas démissionner et de toute façon, s’ils se désintéressaient de leur charge, leur fauteuil ne serait pas occupé jusqu’à leur mort.

Pendant des siècles, l’Académie n’a accepté que des hommes. Il a fallu attendre 1980 pour voir s’imposer la première académicienne Marguerite Yourcenar, écrivain. Depuis cette date, ce sont huit femmes qui ont fait leur entrée dans cet endroit prestigieux.

Bien que dans cette compagnie la littérature soit particulièrement à l’honneur, l’Académie accueille aussi en son sein des érudits de toutes disciplines scientifiques ou philosophiques pourvu que leur parcours de vie soit remarquable et qu’ils aient l’amour de la langue française.

Quand un Immortel décède, il faut lui trouver un remplaçant. Le nouvel arrivant doit alors faire un discours en hommage à son prédécesseur au moment de la cérémonie de réception en son honneur sous la coupole. C’est l’habitude qui a été prise depuis qu’en 1640, Olivier Patru, avocat et écrivain, est entré à l’Académie en faisant un très beau discours très apprécié. Il a alors été décidé d’obliger tous les nouveaux « Immortels » à lire un discours au moment de leur investiture.

Amin Maalouf et son « habit vert » d’ »immortel » en 2012

Tous les Académiciens et académiciennes recoivent un habit de cérémonie porté lors des cérémonies de réception. Seules les femmes et les écclésiastiques peuvent en être dispensés. Lors de l’adoption de cet uniforme en 1801, rien n’avait été prévu pour les femmes puisqu’elles n’en faisaient pas partie. Jusqu’à présent et depuis 1980, toutes les femmes ont porté l’habit vert. Celui-ci se compose d’un ensemble pantalon/gilet ou veste en drap bleu ou noir avec des broderies en soie en forme de branches d’olivier, d’où le nom « habit vert ». De nos jours, la confection de cet habit est réalisé par de prestigieuses maisons de couture : Lanvin, Pierre Balmain, Pierre Cardin, etc. ou bien le tailleur de l’armée. Par dessus, une cape noire.

Sur le côté, une épée signe d’appartenance à la maison du Roi. Les femmes ont le choix de la porter ou non et les écclésiastiques en sont exemptés. Elle est traditionnellement offerte au futur Immortel par ses amis ou admirateurs. Cette épée porte les symboles de la vie et de l’oeuvre du nouvel académicien, et elle est offerte à la famille à la mort de celui-ci.

Ci-dessous quelques noms célèbres d’académiciens. Pour avoir la liste complète des immortels depuis la création de l’Académie cliquez là !

1647 – fauteuil 14 – Pierre Corneille

1671 – fauteuil 23 – Charles Perrault

1672 – fauteuil 13 – Jean Racine

1881 – fauteuil 17 – Louis Pasteur

1841 – fauteuil 14 – Victor Hugo

Les quarante académiciens en 2014

 

Les bases du français

J’ai trouvé cette vidéo qui pourrait peut-être vous intéresser si vous avez oublié quelques bases de la langue française.

0:00:00 – L’alphabet
0:02:40 – Les voyelles
0:07:03 – Les articles définis
0:10:21 – Les articles indéfinis
0:13:32 – Les chiffres
0:23:00 – Les pronoms personnels sujets
0:24:48 – Les pronoms personnels toniques
0:27:13 – Le verbe « être »
0:30:27 – Le verbe « avoir »
0:33:37 – Le verbe « aller »
0:35:13 – Les adjectifs de nationalité
0:41:32 – Les adjectifs démonstratifs
0:46:17 – Les adjectifs ordinaux
0:51:55 – Les adjectifs possessifs
0:56:40 – Le verbe « faire »
0:59:28 – Le verbe « pouvoir »
1:02:20 — Le verbe « prendre »
1:05:50 – Les adverbes de manière
1:14:52 – Les comparatifs
1:18:12 – Les indicateurs de temps
1:20:46 – Les liaisons
1:27:00 – Les prépositions avec les villes et les pays
1:31:27 – Qu’est-ce que ? Que ? Quoi ?
1:33:31 – Les verbes en « er » au présent
1:38:15 – Les verbes en « ir » au présent
1:43:43 – Les verbes en « dre » au présent
1:48:05 – Le verbe « s’appeler »
2:07:12 – Le verbe « partir »
2:16:51 – Le verbe « savoir »
2:19:48 – Le verbe « venir »
2:23:17 – Le verbe « vouloir »