L’appel du 18 juin (1940 – De Gaulle à Londres)

La résistance française va s’organiser à partir de juin 1940 principalement autour de De Gaulle réfugié à Londres

L’armée allemande n’a fait qu’une bouchée de l’armée française en 1940. Bien armée, mieux préparée, meilleur matériel. En quelques semaines, l’Allemagne nazie a installé ses soldats sur une partie du territoire.

Les Allemands, à cette époque, ont une revanche à prendre sur le traité de Versailles qu’ils n’ont jamais accepté.

Ils sont à Paris le 14 Juin 1940.

La poignée de main de Montoire entre Pétain et Hitler

Le Maréchal Pétain, chef de l’état français (grand héros de la guerre de 1914-18 – l’homme de Verdun qui a 80 ans) déclare “C’est le coeur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat”. L’armistice est signée le 22 juin 1940 (moment difficilement acceptable pour la plupart des Français).

A Montoire, le 24 Octobre 1940, le Maréchal Pétain rencontre Hitler (c’est la fameuse poignée de main de Montoire).

(Petite anecdote : mon grand-père maternel Louis, avait une quarantaine d’années à cette époque-là, et travaillait pour les Chemins de Fer Français. Il conduisait des locomotives à vapeur aidé d’un autre mécanicien. Un jour, un soldat allemand est venu lui dire de bien s’habiller (proprement) et de mettre des gants. Inutile de vous dire que mettre des gants blancs…ce n’était pas habituel dans son travail, les locomotives fonctionnant au charbon. Le lendemain, je pense que c’était peu de temps après, deux locomotives étaient attachées aux wagons…une à l’avant, une à l’arrière….des hommes en uniformes partout…mon grand-père et son mécanicien…surveillés pendant tout le voyage….Les deux mécanos avaient compris qu’ils allaient transporter quelqu’un d’important, mais ils ne se doutaient pas que c’était Hitler en personne allant signé le traité d’armistice avec le Mal Pétain à Montoire.

J’ai très souvent entendu mon grand-père regretter lourdement d’avoir actionner cette locomotive pour conduire ce monstre à Montoire. L’assassin de son fils, en fait, puisque mon “oncle” quelques années plus tard devait terminer ses jours au camp de concentration de Flossenburg en étant passé par Dachau. Il avait voulu rejoindre un réseau de résistants et tenter de gagner l’Angleterre pour rejoindre De Gaulle ; mais il semble qu’il y ait eu une “taupe”(espion) et tout le réseau a été démantelé. Il avait 23 ans).

Le Maréchal Pétain et son gouvernement ont du répondre devant un tribunal en 1945 d’un acte d’accusation grave : complicité avec l’ennemi…..(Film Ina : “Ouverture du procès Pétain”)

De Gaulle, dès la capitulation, quitte la France et se réfugie en Angleterre où il va essayer d’organiser une résistance à cet ennemi envahissant.

Discours du général De Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940.

Cet appel n’a pas été enregistré.

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

A tous les Francais

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