comparaison ou métaphore - jongleries linguistiques

Comparaison ou métaphore

<< Essayez de faire le quiz après avoir lu ci-dessous la différence entre une comparaison et une métaphore.

La comparaison ou la métaphore sont ce qu’on appelle deux figures de style (analogie).

La différence est assez subtile. Toutes deux sont utilisées pour suggérer une image, faire un rapprochement entre deux éléments qui, à priori, n’ont rien à voir entre eux mais qui ont un point commun : une ressemblance de couleur, de forme, de rapidité, d’apparence, de consistance….

Comparaison

La vie c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre (Albert Einstein 1879-1955)

LA COMPARAISON

La comparaison est introduite par des « outils de comparaison » : comme, tel, telle, tel que, ainsi que, ainsi, aussi, aussi que, plus, moins, plus que, moins que, le plus, le moins, de même que, autant que, similaire à, semblable à, pareil à, paraître, avoir l’air, ressembler à, se rapprocher de, apparaître, sembler, … la liste est longue.

Lucas nage comme un poisson dans l’eau.

« Le comparé » : « Lucas » c’est le premier élément auquel on va associer une image. « Le comparant » : dans l’exemple ci-dessus c’est « le poisson » pour bien faire comprendre l’habileté de Lucas à nager. Et « comme » c’est « l’outil de comparaison ».

Comparaison

La culture c’est comme la confiture, moins on en a plus on l’étale. Pierre Desproges (1939 – 1988)

Je n’irai pas avec Judy, elle est aussi rapide qu’une tortue.

Toute petite, elle répétait tous mes propos tel un perroquet.

Tout habillé de noir, déambulant la nuit dans les rues du village, il ressemblait à un fantôme en quête d’un asile.

Métaphore

Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage.
« L’ennemi » dans le recueil de poèmes « Les Fleurs du Mal »
Charles Beaudelaire (1821-1867)

LA METAPHORE

La métaphore ne s’encombre pas d’outil de comparaison comme « tel, « pareil à », « ressemblant à »… Elle est souvent utilisée par les poètes, écrivains, journalistes mais il y a une multitude d’expressions qui sont des métaphores qu’on utilise tous les jours. Vous allez comprendre mieux avec des exemples.

. Mon bébé, c’est mon rayon de soleil !
Le rayon de soleil n’a apparemment rien à voir avec un bébé mais l’image suggère que le bébé apporte autant de chaleur d’émerveillement qu’un rayon de soleil qui entre dans une maison.

. C’est une langue de vipère.

Pas la peine d’expliquer longuement cette métaphore, trois mots suffisent « langue de vipère » pour décrire une personne qui tient des propos « piquants » « méchants » sur les gens dans le but de nuire.

. Ma grand-mère avait un teint de pêche

Non, ma grand-même n’avait pas une pêche écrasée sur le visage mais sa peau était aussi douce que la peau d’une pêche (« aussi…que » là j’ai fait une comparaison).

. L’hiver étend son manteau blanc
Le manteau, l’habit, recouvre le corps des épaules jusqu’aux genoux. Le manteau blanc, c’est la neige qui est tombée et a recouvert le paysage.

. Le grand bleu métaphore pour l’océan Atlantique
. La grande bleue métaphore pour la Méditerranée

. Le toit du monde – c’est l’Everest (chaîne de l’Himalaya)

. Le Pays du Soleil Levant = le Japon
. L’Hexagone = la France
. Le Pays de l’Oncle Sam / L’oncle Sam = les USA
. L’Empire du Milieu = la Chine

. Le Vatican = le Saint-Siège

. La langue de Molière = la langue française
. La langue de Shakespeare = la langue anglaise

. La lecture nourrit l’esprit
. Surfer sur le net (internet)
. C’est une idée qui fait son chemin
. Faire un pas vers la paix
. Les acteurs politiques / le jeu de la politique

. Le Ventre de Paris, roman d’Emile Zola (1873)
Le ventre de Paris c’était autrefois les Halles centrales de Paris

Les métaphores très courantes : les pieds de lit, attendre en rang d’oignons, un bras de mer, le bras d’un fauteuil, les dents de la scie, les ailes d’un avion, l’aile d’un bâtiment, une feuille de papier, prendre la tête de la course, être dans la fleur de l’âge, démarrer sur les chapeaux de roues, être libre comme l’air...

Métaphore

Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville ; quelle est cette langueur qui pénètre mon coeur ?
« Il pleure dans mon coeur » – Recueil de poèmes « Romances sans paroles » (1874)
Paul Verlaine (1844-1896 )

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