Expression avec le mot “temps”

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Voici une liste d’expressions courantes avec le mot “temps”.

Le temps c’est de l’argent

Time is money  (expression d’origine anglaise)

Les temps sont durs

. On traverse une période difficile, les temps sont durs pour les chômeurs de longue durée. 

Il faut laisser le temps au temps / du temps au temps

Proverbe qui  célèbre la patience. Il faut compter sur l’écoulement du temps pour qu’une situation compliquée s’arrange, qu’un problème se résolve.  Ne rien faire et attendre. “Nous réussirons à mener à bien ce projet un jour. Il faut laisser du temps au temps”.

Vivre de l’air du temps

Vivre de peu, sans moyen
. Il a toujours vécu de l’air du temps et ça ne changera pas. 

Il y a un temps pour tout

Expression tirée de la Bible. “Un temps pour enfanter et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour arracher, un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour pleurer et un temps pour rire… ». Cette expression se rapproche de celle ci-dessous “chaque chose en son temps”. Un bonne chose si elle est réalisée à contre-temps, pas au bon moment peut se révéler mauvaise.

Autres temps, autres moeurs.

À chaque changement d’époque, on change de comportements. Les choses évoluent avec le temps.

Chaque chose en son temps

Faire les choses l’une après l’autre sans griller les étapes et sans précipitation.
On va déjà nettoyer les murs, boucher les trous et ensuite on pourra commencer à tapisser. Chaque chose en son temps”.

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L’argent n’a pas d’odeur

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L’argent n’a pas d’odeur, en latin “Pecunia non olet”.

Cette expression signifie qu’il importe peu de savoir si l’argent  que l’on a vient d’une activité noble ou dégradante, l’argent reste l’argent. Pour connaître l’origine de cette expression, il faut remonter au 1er siècle après Jésus Christ, à l’époque romaine.

L’empereur Néron avait laissé les caisses vides lorsque Vespasien devint empereur (de 69 à 79 après J-C). Aussi, celui-ci instaura-t-il plusieurs impôts et taxes pour mener à bien ses grands travaux (le Colisée à Rome par exemple). Mais l’impôt qui suscita le plus de moqueries fut celui sur l’urine.

Le “précieux” liquide jaune était collecté dans les urinoirs publics (Rome disposait déjà d’un grand égout appelé “cloaca maxima”) et servait aux tanneurs et teinturiers pour les tissus et le dégraissage des laines.

L’impôt sur l’urine était payable tous les quatre ans par tous les chefs de famille en fonction du nombre de personnes et d’animaux vivant dans la maison.

C’est grâce à l’historien romain Suétone que nous connaissons à présent l’origine de l’expression “l’argent n’a pas d’odeur”. Suétone rapporta que Titus, le fils de l’empereur Vespasien, se plaignait de la nature répugnante de la taxe. Son père sortit une pièce de monnaie en or et demanda à son fils s’il se sentait dérangé par son odeur. Titus répondit par la négative. L’empereur dit alors : “et pourtant ça vient de l’urine” (atqui ex lotio est).

D’où l’expression “l’argent n’a pas d’odeur”.

vespasienne

LES VESPASIENNES

Au 19e siècle, sont apparus des urinoirs publics pour les hommes appelés vespasiennes -du nom de l’empereur Vespasien-.  Il n’en reste presque plus aujourd’hui.

 

 

Le suffixe -cide, un vrai tueur !

Le suffixe -cide est un tueur parce qu’il signifie “qui tue” et il tue le radical qui le précède. Son origine est latine et vient du verbe “caedere” :  frapper, abattre, tuer.

Ainsi, un homicide c’est le fait de tuer un être humain. Le radical vient du latin “homo” qui veut dire “homme”.

Un acte fraticide : un acte qui entraîne la mort  d’un frère ou d’une soeur. Le radical d’origine latine étant “frater” qui signifie “frère”. (la fratrie : l’ensemble des frères et soeurs d’une même famille).

Ci-dessous une liste des mots que l’on utilise le plus souvent mais il en existe beaucoup d’autres moins connus.

Un acaricide

Substance qui tue les acariens
(adjectif : acaricide)

Un arboricide

Produit qui  détruit les arbres
(adjectif : aboricide)

Un coricide

Qui supprime les cors aux pieds
(adjectif : coricide)

Un déicide

 Vient du latin Deus = Dieu

C’est le meurtre de Dieu  (du concept) OU  Celui qui a tué Dieu

(adjectif : déicide)

Un éthnocide

C’est la destruction de la culture ou de la civilisation d’une ethnie.

(adjectif : éthnocide)

Un foeticide

Provoquant la mort d’un foetus
(adjectif : foeticide)

Un fongicide

Substance pour éliminer les champignons-parasites sur les végétaux.
(adjectif : fongicide)

Un fratricide

Origine latine : “frater” = “frère” – Le meurtre d’un frère ou d’une soeur.

(adjectif : fratricide / “une guerre fratricide”)

Un génocide

C’est l’extermination d’un groupe humain ayant une même nationalité, religion, culture… C’est un crime contre l’humanité.
(adjectif : génocidaire)

Un homicide

Le fait de tuer un être humain, homme ou femme que cette action soit volontaire ou non. “L’homme a été condamné pour homicide involontaire”.
(adjectif  : homicide ou homicidaire / “avoir des pensées homicidaires ou homicides”)

Un herbicide

Produit pour supprimer les mauvaises herbes.
(adjectif : herbicide)

Un infanticide

Vient du latin : infans = enfant – Le meurtre d’un enfant.
(adjectif : infanticide)

Un insecticide

Produit pour tuer les insectes.
(adjectif : insecticide)

Un larvicide

Produit pour tuer les larves.
(adjectif : larvicide)

Un matricide

Le meurtre de la mère.
Vient du latin : “mater” qui veut dire “mère”
(adjectif : matricide)

Un parricide

Le meurtre du père.
Vient du latin “pater” qui veut dire “père”.
(adjectif : parricide)

 Un pesticide

Produit chimique destiné à supprimer les parasites sur les cultures, qu’ils soient d’origine animale ou végétale.
Vient du latin “pestis” qui signifie “fléau”.
Un fongicide pour éliminer les champignons. Un herbicide pour supprimer les mauvaises herbes, un insecticide pour tuer les insectes ravageurs.

 Un raticide

Produit pour tuer les rats.
(adjectif : raticide)

Un régicide

Le meurtre d’un roi ou d’une reine. Vient du latin : “rex” qui signifie “roi”.
(adjectif : régicide)

Un suicide

Le fait de se donner la mort.
(adjectif : suicidaire)

Les Hospices de Beaune – Hôpital de luxe pour les pauvres dès le 15e siècle

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Quand on parle des Hospices de Beaune, on pense en premier aux toitures de tuiles vernissées multicolores de l’ancien hôpital de la petite ville de Beaune et ensuite aux domaines viticoles bourguignons de la côte de Beaune qui s’y rattachent ou qui l’entourent et qui produisent des vins rouges  grands crus comme le Pommard ou le Meursault. le Corton ou le Montrachet.

Les Français ont l’habitude de parler des Hospices de Beaune mais à l’époque on disait  l’Hôtel Dieu, comme tous les hôpitaux construits alors et qui étaient destinés à soigner les plus pauvres.  Petite particularité, à Beaune, c’était  chic ! C’était  un hôpital de luxe pour des gens sans argent. Rare !

Un chancellier des Ducs de Bourgogne, Nicolas Rolin (~1376-1462), décida en 1443 de construire un hôpital luxueux pour les malades pauvres afin d’expier ses fautes (1). Quelles fautes, on ne sait pas vraiment, sans doute y en avait-il beaucoup ? 🙂

Nicolas RolinExtrait du texte fondateur des Hospices de Beaune par Nicolas Rolin : « Moi, Nicolas Rolin, chevalier, citoyen d’Autun, seigneur d’Authume et chancelier de Bourgogne, en ce jour de dimanche, le 4 du mois d’août, en l’an de Seigneur 1443… dans l’intérêt de mon salut, désireux d’échanger contre des biens célestes, les biens temporels… je fonde, et dote irrévocablement en la ville de Beaune, un hôpital pour les pauvres malades, avec une chapelle, en l’honneur de Dieu et de sa glorieuse mère… »

À l’intérieur, on trouve une grande salle avec 28 lits à colonnes disposés exactement comme au 15e siècle, le long du mur. Le luxe à Beaune était de mettre seulement deux malades dans un seul lit alors qu’à l’Hôtel Dieu de Paris ou Lyon par exemple, les malades étaient au nombre de six dans un seul lit. On en mettait trois à la tête et trois aux pieds du lit.

Une médaille d’or a été décernée par la SFHH (Société Française d’Histoire des Hôpitaux) en 2014 au livre “Histoire des Hospices de Beaune” écrit par deux historiens, Marie-Thérèse Berthier et John Thomas Sweeney.

Dans la salle de repos, les malades avaient la possibilité de contempler la scène du jugement dernier sur un beau retable commandé par Nicolas Rolin au peintre flamand Rogier van der Weyden. Le moment pour eux de faire le point sur les bonnes et mauvaises actions qu’ils avaient pu faire dans leur vie.

Livre des signatures Hospices de Beaune

Toutes les archives de l’hôpital ont été conservées ainsi qu’un précieux document bien gardé que les touristes ne peuvent pas voir. Il s’agit du Livre d’or où des personnes de sang royal (Louis XIV par exemple), des présidents de la république française ou bien des célébrités ont apposé leur signature. Des siècles de l’histoire de France.

L’hôpital a fermé ses portes en 1971 et depuis c’est 400 000 visiteurs qui viennent de France et du monde entier voir ce monument (et déguster les vins de Bourgogne aussi 😉 ).

(1) – “expier” – “réparer”