Le gratin dauphinois

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Recette très facile à faire !

Pommes de terre + lait + crème liquide + ail + noix de muscade + sel + poivre (origine : région Rhône-Alpes -le Dauphiné)

La région Rhône-AlpesAttention pour les puristes ! Le VRAI gratin dauphinois n’a pas de fromage dessus !

Texte de la vidéo ↓

Aujourd’hui, la recette, ça va être le gradin dauphinois. Un gratin dauphinois classique, mais celui-ci est fondant et en plus il est inratable (= qu’on ne peut pas rater). Alors, pour ce gratin dauphinois…les ingrédients…il va nous falloir, bien entendu, des pommes de terre mais des pommes de terre à chair ferme ; ça c’est important pour la recette ! Ensuite, il nous faut du lait. Il nous faudra de l’ail. Il nous faut de la crème (crème fraîche) liquide, pas de crème épaisse hein ? Plutôt de la crème liquide. Du gruyère ou de l’emmental (fromages), un soupçon de noix de muscade et, bien entendu, pour assaisonner : du sel, du poivre. Et on mettra notre gratin dans des petits caquelons en terre, ou, si vous le souhaitez, dans un plat à gratin à partager familial.

Alors, tout d’abord, les pommes de terre. On va les couper… bien sûr, elles sont épluchées, et on va les couper en lamelles – des lamelles d’environ 2 à 3 mm d’épaisseur. Alors, pour ça, 1 couteau qui coupe bien. On peut éviter cet effort et, à ce moment là, utiliser une mandoline. Ça sera beaucoup plus simple puisque là on va régler dès le début la bonne taille et on aura une régularité parfaite sur toutes les pommes de terre.

Voilà, donc, les pommes de terre sont émincées. Et maintenant, on va donc mettre le lait – un lait demi-écrémé – jusqu’à hauteur des pommes de terre. On aura environ un bon 1/2 litre de lait (un peu plus qu’un demi-litre éventuellement), légèrement au-dessus de la hauteur des pommes de terre.

Alors, vous avez vu que ces pommes de terre on ne les a pas lavées. Pourquoi ? Parce que la fécule, justement, de la pomme de terre en cuisant va lier le lait et va donner de l’onctuosité à notre cuisson. Donc, c’est important de ne pas laver les pommes de terre avant de les cuire au lait.

On va prendre les deux gousses d’ail et on va enlever le germe. Parce que dans le germe, il y a quand même l’amertume de l’ail. Donc, on enlève le germe et on va, avec le plat du couteau, on va juste appuyer et écraser de façon à extraire un petit peu le jus de l’ail qui peut être également amer au même titre que le germe. Et donc, l’ail écrasé, on va le mettre dans la cuisson avec les pommes de terre.

Voilà, maintenant, la première étape est terminée et on va maintenant passer à la cuisson. Alors, bien entendu, il faudra s’armer d’une spatule parce que ça a tendance à accrocher facilement. Donc, toujours remuer pendant environ les 10 minutes de cuisson. Il faudra remuer assez fréquemment les pommes de terre.

On continue l’assaisonnement avec le sel, 2 pincées de sel, un poivre du moulin (moulin à poivre : pour broyer les grains de poivre – le goût du poivre ressort mieux), 3 ou 4 tours et la noix de muscade. La petite râpe qui va nous permettre de râper cette noix de muscade (il en existe dans le commerce déjà “moulue”).

Alors, voilà. Les 10 minutes sont écoulées. Les pommes de terre…on va les réserver (terme culinaire = “les mettre de côté”) dans un saladier. Et on va poursuivre la cuisson du lait en y incorporant maintenant la crème. Maintenant, on va laisser réduire (terme culinaire =”faire diminuer la préparation en volume par évaporation”) ce mélange de façon à obtenir un mélange onctueux toujours en remuant régulièrement pour ne pas attacher (coller) à la casserole.

Pendant, ce temps là, on va pouvoir commencer à disposer les pommes de terre dans nos petits plats à gratin. On les aura légèrement beurrés avant, de façon à ce que les pommes de terre n’attachent (collent) pas dans le caquelon. Une première couche de pommes de terre. On évitera de mettre les morceaux d’ail entier tout de même. On étale la pomme de terre sur une première couche que l’on crémera quand la crème sera prête.

Je pense que notre crème, maintenant, est suffisamment réduite. Elle est bien onctueuse. On va pouvoir, maintenant, la mettre sur la pomme de terre. On arrose copieusement cette première couche. On va maintenant mettre une 2ème épaisseur de pommes de terre que l’on étale sur la 1ère. Toujours en faisant attention de ne pas mettre les gros morceaux d’ail.

On nappe également cette 2ème épaisseur de pommes de terre avec la crème. Et donc, vous avez vu que je l’ai fait en 2 fois, de façon à ce que 2 couches successives nourrissent bien la pommes de terre de notre appareil crémeux. (appareil = terme des cuisiniers qui veut dire “préparation” – pas très utilisé comme mot sauf sans doute par les professionnels de la cuisine). Si on le fait uniquement sur le dessus, la crème ne descendra peut-être pas pour nourrir toutes les pommes de terre. Donc, en le faisant en 2 fois, on est sûr que toutes nos pommes de terre baigneront dans ce parfum de crème bien onctueuse.

Dernière étape, le fromage râpé que l’on va disposer sur le dessus (je rappelle comme je l’ai noté au début de l’article que le vrai gratin dauphinois de comporte pas de fromage – mais c’est bon avec ! En France, on ne rigole pas avec la cuisine ! 🙂

Voilà, maintenant, il nous reste à mettre au four ce gratin pendant 15 à 20 minutes, 180°…belle couche colorée, dessus bien caramélisé et le fromage croustillant. Voilà nos gratins. Ils sont prêts. Regardez cette jolie couleur dorée, légèrement croûtée. Et ça, c’est un gratin qu’on pourra déguster avec une viande rôtie ou dans un petit repas très simple avec une salade (salade avec une vinaigrette dessus). Je vous souhaite un bon appétit maintenant.

Juillet 1942 – La rafle du Vel’d’Hiv’

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En 2010, est sorti  sur les écrans français (au cinéma) un film de Roselyne Bosch “La Rafle” avec Jean Reno, Gad Elmaleh et Mélanie Laurent.

De nombreuses années ont passé avant que la très grande majorité des Français reconnaissent le rôle coupable de la police française et par conséquent du gouvernement antisémite du Maréchal Pétain, héros de la 1ère guerre mondiale. Il a fallu attendre le 16 juillet 1995 pour qu’un Président de la République Française, Jacques Chirac, reconnaisse la responsabilité de l’Etat Français dans les actions odieuses menées contre les Juifs – au-delà de ce que demandaient les Allemands à cette période en France -.  C’est une page de leur histoire  que les Français ont eu beaucoup de mal à regarder en face.

Le discours de Jacques Chirac juillet 1995 ↑ cliquez ici !

En été 1942, la France est occupée par les Allemands depuis 2 ans.

Les 16 et 17 Juillet 1942, 4500 policiers sont mobilisés pour aller chercher les Juifs partout où ils se trouvent dans Paris, aussi bien les Juifs étrangers que français. 50 bus sont réquisitionnés pour amener les Juifs jusqu’au vélodrome d’hiver (un endroit très connu des Parisiens pour les courses cyclistes – le Vél’d’Hiv’). Pendant 5 jours, plus de 13000 personnes – enfants, vieillards, femmes, hommes – vont être entassés dans cet espace bruyant et nauséabond. Très rapidement ces pauvres gens n’ont plus rien à manger, ni à boire. Ils ne disposent même pas de toilettes. Parmi toutes ces personnes, il y a 4000 enfants.

Tous ces gens seront envoyés par wagons entiers d’abord dans des camps d’internement français comme ceux de Beaume-La-Rolande, de Pithiviers ou Drancy, avant d’être conduits vers la mort à Auschwitz, les enfants séparément de leurs parents.

Je vous propose cette vidéo pas très récente mais qui retrace bien cette période horrible.

Le texte de la vidéo ci-dessous ↓

Paris – 16 juillet 1942

Des images presque oubliées de l’histoire. 16 juillet 1972, trente ans après il ne reste que cette plaque de la grande rafle du Vel’d’Hiv’

Le célèbre vélodrome d’hiver où se retrouvait le Paris sportif a été détruit en 1959 comme pour effacer un cauchemar. Le cauchemar de 30 000 juifs parqués dans le Vél’ d’Hiv’ devenu en juillet 1942 l’antichambre de la mort. Mais il reste les survivants, à peine une cinquantaine perdus ici dans la foule, Les survivants de la plus grande opération de police que Paris aie connue depuis l’arrestation des Templiers (1307 ) et la Saint-Barthélemy (1572).  Opération confiée par Eichmann  au Obersturmführer Danneker. C’est la première étape de la solution finale, celle de l’anéantissement des juifs européens. L’heure H, quatre heures du matin. L’opération a été baptisée cyniquement “Vent printanier”. Au petit jour, Paris est investi par la police parisienne, la police de Vichy qui s’est chargée des préparatifs et de l’exécution. 9000 hommes. Le gros des forces est concentré dans ces trois arrondissements (4e / 11e / 20e arrondissements). C’est là que réside la majorité de la population juive de Paris.

– Je suis en effet parti le matin de bonheur pour aller au Centre Amelot  où je travaillais dans un dispensaire juif qui servait d’ailleurs de couverture à une action de résistance dont beaucoup se souviennent encore. Et ce qui m’a surpris, et pas tout à fait surpris en vérité, c’était le spectacle de ces pauvres gens que l’on voyait sortir des différentes maisons  avec des valises et des ballots à la main et qu’on dirigeait vers des autobus qui les emmenaient … nous ne savions pas encore où mais nous avons appris par la suite que c’était notamment au Vélodrome d’Hiver où 7000 d’entre eux ont été rassemblés. Si je dis que je n’ai pas été entièrement surpris c’est parce qu’il ne faut pas oublier que nous vivions alors une période où les rafles étaient quotidiennes.

–  Mais le 16 juillet c’était différent ?

–  Le 16 juillet a été différent…jusque-là nous savions que des rafles avaient lieu. Il y en avait eu d’importantes, des milliers d’arrestations mais cela concernait surtout des hommes. Et cette fois-ci, il semble bien que sur les 28000 noms qui ont été fichés  pour cette grande rafle, il n’y avait pas de distinction du tout. Tout le monde devait être raflé et emmené, nous l’avons su par la suite, au Vélodrome d’Hiver où la plupart d’entre eux avaient été parqués. Il y avait 4000 enfants parmi eux.

Sur les 4000 enfants parqués au Vél’ d’Hiv’ quelques survivants. Lazar Pitkovich avait 14 ans en 1942. Arrêté avec ses parents, il s’évade quelques heures plus tard.

– Voilà comment cela s’est passé. Les mères de famille, qui n’avaient plus rien à donner à boire à leurs enfants, se sont rassemblées devant cette porte qui était là dans le Vél’ d’Hiv’ avec leurs enfants, leur poupon sur les bras. Les enfants en général pleuraient parce qu’il faisait une chaleur torride. Ils avaient soif. Il n’y avait plus d’eau dans le Vélodrome d’Hiver et comme – vous le voyez, elle existe encore – cette épicerie était juste en face, la rue n’est pas grande…elles se sont rassemblées et disons par la force qu’elles représentaient elles ont forcé le petit cordon de police qui était là et elles ont simplement été dans cette épicerie. J’ai donc profité de ce moment où la police s’occupait essentiellement de ramener ces femmes…

– Il n’y avait pas de policiers allemands ?

– Non, pas de policiers allemands, uniquement des policiers français.

– Comment avez-vous fait ?

– Et donc, à ce moment-là, du fait que tous les policiers qui étaient dans ce hall à ce moment-là se sont portés de l’autre côté de la rue.  Donc, il n’y avait plus personne devant cette porte et j’en ai donc profité. Je suis sorti normalement et j’ai vu que personne ne me voyait parce qu’ils étaient occupés à ramener ces femmes. Mais ces femmes… vous savez quand il s’agit de défendre son enfant, les policiers ne comptaient pas beaucoup. Effectivement, elles sont restées dans la boutique et elles ont pu acheter l’eau minérale dont avaient besoin leurs bébés et ensuite elle sont retournées. Mais moi, à ce moment-là,  j’avais déjà quitté la porte. Vous voyez cette petite rue qui est là, dont je ne connais même pas le nom exact, donc la première petite rue à gauche je l’ai prise.

Quatre enfants s’évadent ainsi. Dans le même temps, 57 bus déposent leur cargaison. Des centaines de familles, des pleurs, des cris. L’image du Vél’ d’Hiv’ dira un survivant est celle d’un bateau en détresse. Deux médecins juifs se souviennent.

– Je me rappelle un cas de scarlatine. Je me rappelle un cas de femme enceinte sur le point d’accoucher. Je me rappelle les cris et les pleurs des enfants.

– Je vois arriver des gens, de grands malades, des contagieux, des gens qui avaient les stigmates de la scarlatine par exemple, des grands rhumatisants qu’on amenait sur des brancards. De véritables grands malades et pour essayer de les faire sortir, je me dirige vers le service médical de la préfecture qui était composé d’un médecin et de quelques infirmières de la Croix Rouge. J’expose la situation mais à chaque fois c’est un refus absolu, un refus de traiter ces malades et un refus de les évacuer.

L’évacuation se fera six jours plus tard pour Drancy et Auschwitz. Entretemps, il y a eu 107 suicides.

30 ans après, quelle leçon peut-on tirer de ces évènements ?

– D’abord, on n’a pas le droit d’oublier. Il y a deux choses, oublier et pardonner. L’oubli, nous n’en avons pas le droit. Alors, quant au pardon, il faut distinguer. Je ne pardonne qu’à ceux qui me demande pardon. Indépendamment de cela, le pardon est une bouffonnerie. Ce n’est pas maintenant qu’on a envie de pardonner quand on voit des hommes comme Touvier gracié, rentrer en possession de leurs biens, se promener librement et bénéficier d’une grâce vraiment inexplicable. La première condition c’est d’abord que les criminels expient et qu’on nous demande pardon. Et la deuxième condition est la suivante : le pardon ne peut venir que de ceux qui ont souffert.

– Donc la plaie est toujours ouverte ?

– 30 ans après la plaie est toujours ouverte évidemment. Les 30 ans ne font rien à l’affaire. Pensez aux 6 millions de juifs assassinés, pensez aux fours crématoires. Je pense que le problème est toujours pendant et la blessure fait toujours aussi mal.

Entre les 16 et plus de 13 000 personnes, dont près d’un tiers étaient des enfants, ont été arrêtées4 dans Paris et sa banlieue ; presque tous ont été assassinés, moins de cent ont survécu à leur déportation.

La Tour Eiffel

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Dans cet article :
Pourquoi la Tour Eiffel a-t-elle été construite ?
La Tour Eiffel en chiffres
Quelques dates clés de l’histoire de la Tour Eiffel
Pétition des artistes et écrivains en 1887 vivement opposés à 
…..l’édification de la tour (Baudelaire, Verlaine, Maupassant…)
Que trouve-t-on sur la Tour Eiffel ?

POURQUOI LA TOUR EIFFEL A-T-ELLE ÉTÉ CONSTRUITE ?

 
Audio 1 Tour Eiffel

La Tour Eiffel a été construite pour l’exposition universelle qui se tenait à Paris du 6 mai au 31 octobre 1889 et qui commémorait le centenaire de la Révolution française.

QUELQUES PROJETS DE HAUTES CONSTRUCTIONS PEU CONCLUANTS AUPARAVANT DANS LE MONDE

En 1833, un ingénieur anglais nommé Richard Trevithick proposa d’ériger une colonne en fonte de 1000 pieds de haut soit 304,80 m exactement, avec 30 m à la base et 3,60 m au sommet. Ce projet n’a pas été étudié profondément (sans doute à cause de la mort prématurée de son concepteur).

En 1874, pour l’exposition de Philadelphie en “Amérique”, deux américains Clarke et Reeves eurent l’idée d’un cylindre de fer de mille pieds de haut, 9 mètres de diamètres avec des haubans tout autour rattachés à la base de 45 mètres. Manque d’audace ou manque d’argent ? Le projet ne se réalisa pas !

En 1881, l’ingénieur Sébillot revint d'”Amérique” avec le dessin d’une tour en fer de 300 m de haut avec un foyer électrique tout en haut pour éclairer Paris. Projet mis de côté. Ensuite les ingénieurs Bourdais et Sébillot ensemble réfléchirent à une tour en maçonnerie appelée “la colonne Soleil” , “la Tour Soleil” – maçonnerie et fer : trop lourd ! – (problèmes déjà rencontrés avec le Washington Monument). Dossier classé sans suite.

Plan Tour EiffelPuis en 1884, deux ingénieurs français, Emile Nouguier et Maurice Koechlin,  du cabinet d’études de Gustave Eiffel eurent l’idée innovante de l’édification d’une tour géante en fer. Gustave Eiffel racheta les brevets et il remporta très facilement le concours ouvert à l’occasion de l’exposition universelle de 1889.

← Le Viaduc de Garabit (à gauche), région d’Auvergne, département du Cantal (15)
  ← La Statue de la Liberté (à droite) à New-York 

Gustave Eiffel, avant l’exposition universelle, était déjà célèbre pour la réalisation du Viaduc de Garabit dans la région d’Auvergne et pour l’édification du squelette en fer de la Statue de la Liberté dans le port de New-York aux États-Unis.

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Il y a un peu plus de 100 ans, en Janvier 1910, Paris était inondé !

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La crue de la Seine en 1910 – En bleu clair les débordements du fleuve
Les numéros se rapportent aux arrondissements de Paris

Les précipitations (pluie ou neige) abondantes pendant plusieurs semaines, en décembre 1909 et Janvier 1910 ont fait que la Seine est sortie de son lit et a inondé plus de la moitié de la ville de Paris ainsi que les autres villes du bassin de la Seine.

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On parle de la crue centennale (cent ans) mais en fait cela faisait plus de 250 ans que Paris n’avait pas vécu cela. La dernière crue mémorable de la Seine remonte au mois de février 1658 avec 8,81 m. La plus grand crue que l’on ait pu enregistrer.

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La crue de 1910 à Paris a commencé le 18 janvier pour atteindre son point culminant le 28 janvier à 8,62 m. La décrue a duré 35 jours.« L’instrument » populaire utile aux badauds parisiens pour connaître les variations de la Seine est la statue du « zouave du pont de l’Alma ». Au maximum de la crue de 1910, le zouave avait les épaules dans l’eau.

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En plus des inondations, le froid et la neige se sont rajoutés en ce mois de Janvier 1910.
Sur Paris
20 000 immeubles inondés
1 000 maisons évacuées de leurs habitants
Sur la région parisienne
30 000 maisons détruites (ou presque)
150 000 sinistrés
En tout, les dommages ont été estimés à 400 millions de francs or (énorme !)
Car Paris paralysé n’avait plus de trains, plus de métros, plus d’usines…

Le 6 décembre c’est la Saint-Nicolas

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Saint Nicolas de Myre.

LE VRAI SAINT NICOLAS DE MYRE

L’évêque Nicolas de Myre, ancienne Turquie, vécut au 3ème siècle après J.C (1). Il fut particulièrement connu comme un personnage très généreux et bienveillant surtout envers les enfants, les veuves, les célibataires, les gens faibles…

L’empereur Dioclétien, qui régnait à l’époque sur l’Asie Mineure, poursuivit les Chrétiens (303-311 après J.C) ce qui entraîna l’emprisonnement de l’évêque Nicolas qui fut contraint à l’exil pour un temps. Il repris sa place d’évêque grâce à l’eSaint Nicolas.mpereur Constantin qui rétablit la liberté religieuse (313 après J.C).

Celui qui allait devenir Saint Nicolas serait mort un 6 décembre ayant été victime de persécutions sous l’empire romain. Il fut enterré à Myre mais ses ossements furent volés au XIe siècle (2) par des marchands italiens qui les emportèrent à Bari en Italie.

Les multiples miracles qui lui sont attribués ont fait de lui le patron de nombreuses corporations et de groupes (marins, prisonniers, avocats…) mais il est surtout connu comme un protecteur des enfants et un moralisateur, récompensant les plus méritants et punissant les plus indisciplinés.

Saint Nicolas est fêté dans certaines régions de France seulement,  en Lorraine et en Alsace et le nord mais il l’est   partout en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Autriche…

Ci-dessus : Saint Nicolas avec son âne et le père Fouettard (du verbe fouetter) qui corrige les enfants qui ne sont pas sages !

LA LÉGENDE DE SAINT NICOLAS

Un jour, un paysan demanda à ses enfants d’aller dans les champs pour glaner les épis de blé laissés par les moissonneurs. Les heures passèrent et la nuit les surprit. Ils comprirent très vite qu’ils s’étaient perdus, mais ils continuèrent à marcher…
Soudain, l’un d’entre eux aperçut une lueur dans le lointain. Ils se dirigèrent dans cette direction et arrivèrent devant une maison isolée dans la campagne. Ils frappèrent à la porte et un homme de forte corpulence leur ouvrit. “Pourriez-vous nous loger ? “demandèrent les enfants.

– Entrez, entrez, petits enfants, répondit l’homme, je suis boucher et je vais vous donner à souper.”
A peine étaient-ils entrés que le boucher les tua, les découpa en petits morceaux et les mit dans son saloir.

Sept ans plus tard, Saint Nicolas passa devant cette maison et demanda à souper.
“ Voulez-vous un morceau de jambon ?, dit le boucher.
– Je n’en veux pas, il n’est pas bon!
– Peut-être une tranche de veau ?
– Tu te moques de moi, il n’est pas beau ! Du petit salé, je veux avoir, qui est depuis sept ans dans ton saloir !”
Entendant cela, le boucher s’enfuit en courant.

Le grand saint, alla s’asseoir sur le bord du saloir, il leva trois doigts et les enfants se levèrent tous les trois.

QUE SE PASSE T-IL DANS LA NUIT DU 5 AU 6 DÉCEMBRE ?

La veille de la Saint Nicolas, les enfants déposent leurs chaussons devant la cheminée avant d’aller se coucher. Tout à côté ils déposent une carotte et des sucreries pour l’âne de Saint Nicolas et un verre de vin pour Saint Nicolas.

Depuis le XIIe siècle (2), Saint Nicolas passe de maison en maison pour demander si les enfants ont été obéissants. Si oui, ils reçoivent des sucreries, des cadeaux. Si non, c’est le père Fouettard, le compagnon de Saint Nicolas qui les corrigera avec son fouet.

Si vous souhaitez connaître les évolutions de Saint-Nicolas en Père Noël je vous renvoie au Fan Club de Saint Nicolas

Tous les chants et comptines racontés/chantés sur ce site ici !

Une vidéo de la chanson la plus connue sur la légende de Saint Nicolas

Il était trois petits enfants
qui s’en allaient glaner aux champs.
Ils sont allés et tant venus
que sur le soir se sont perdus.
Ils sont allés chez le boucher :
– boucher, voudrais-tu nous loger ?

– Entrez, entrez, petits enfants,
Il y a de la place assurément.
Ils n’étaient pas sitôt entrés
que le boucher les a tués.
les a coupés en petits morceaux
et puis salés dans un tonneau.

Saint Nicolas au bout de sept ans
vint à passer dedans ce champ,
alla frapper chez le boucher :
– boucher, voudrais-tu me loger ?
– entrez, entrez Saint Nicolas.
Il y a de la place, il n’en manque pas.

– Du petit salés je veux avoir
qu’il y a sept ans est au saloir.
Quand le boucher entendit ça,
bien vivement il se sauva.
– Petits enfants qui dormez là,
je suis le grand Saint Nicolas.

Le grand Saint étendit trois doigts,
les trois enfants ressuscita.
Le premier dit : ” j’ai bien dormi. “”
Le second dit : ” et moi aussi. ”
« Je me croyais au paradis »
A ajouté le plus petit.

(1) Après J.C = après Jésus Christ

(2) XIe siècle = 11e siècle

Si vous souhaitez apprendre à lire les chiffres romains, cliquez ici !