Il y a un peu plus de 100 ans, en Janvier 1910, Paris était inondé !

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La crue de la Seine en 1910 – En bleu clair les débordements du fleuve
Les numéros se rapportent aux arrondissements de Paris

Les précipitations (pluie ou neige) abondantes pendant plusieurs semaines, en décembre 1909 et Janvier 1910 ont fait que la Seine est sortie de son lit et a inondé plus de la moitié de la ville de Paris ainsi que les autres villes du bassin de la Seine.

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On parle de la crue centennale (cent ans) mais en fait cela faisait plus de 250 ans que Paris n’avait pas vécu cela. La dernière crue mémorable de la Seine remonte au mois de février 1658 avec 8,81 m. La plus grand crue que l’on ait pu enregistrer.

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La crue de 1910 à Paris a commencé le 18 janvier pour atteindre son point culminant le 28 janvier à 8,62 m. La décrue a duré 35 jours.« L’instrument » populaire utile aux badauds parisiens pour connaître les variations de la Seine est la statue du « zouave du pont de l’Alma ». Au maximum de la crue de 1910, le zouave avait les épaules dans l’eau.

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En plus des inondations, le froid et la neige se sont rajoutés en ce mois de Janvier 1910.
Sur Paris
20 000 immeubles inondés
1 000 maisons évacuées de leurs habitants
Sur la région parisienne
30 000 maisons détruites (ou presque)
150 000 sinistrés
En tout, les dommages ont été estimés à 400 millions de francs or (énorme !)
Car Paris paralysé n’avait plus de trains, plus de métros, plus d’usines…

Le 6 décembre c’est la Saint-Nicolas

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Saint Nicolas de Myre.

LE VRAI SAINT NICOLAS DE MYRE

L’évêque Nicolas de Myre, ancienne Turquie, vécut au 3ème siècle après J.C (1). Il fut particulièrement connu comme un personnage très généreux et bienveillant surtout envers les enfants, les veuves, les célibataires, les gens faibles…

L’empereur Dioclétien, qui régnait à l’époque sur l’Asie Mineure, poursuivit les Chrétiens (303-311 après J.C) ce qui entraîna l’emprisonnement de l’évêque Nicolas qui fut contraint à l’exil pour un temps. Il repris sa place d’évêque grâce à l’eSaint Nicolas.mpereur Constantin qui rétablit la liberté religieuse (313 après J.C).

Celui qui allait devenir Saint Nicolas serait mort un 6 décembre ayant été victime de persécutions sous l’empire romain. Il fut enterré à Myre mais ses ossements furent volés au XIe siècle (2) par des marchands italiens qui les emportèrent à Bari en Italie.

Les multiples miracles qui lui sont attribués ont fait de lui le patron de nombreuses corporations et de groupes (marins, prisonniers, avocats…) mais il est surtout connu comme un protecteur des enfants et un moralisateur, récompensant les plus méritants et punissant les plus indisciplinés.

Saint Nicolas est fêté dans certaines régions de France seulement,  en Lorraine et en Alsace et le nord mais il l’est   partout en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Autriche…

Ci-dessus : Saint Nicolas avec son âne et le père Fouettard (du verbe fouetter) qui corrige les enfants qui ne sont pas sages !

LA LÉGENDE DE SAINT NICOLAS

Un jour, un paysan demanda à ses enfants d’aller dans les champs pour glaner les épis de blé laissés par les moissonneurs. Les heures passèrent et la nuit les surprit. Ils comprirent très vite qu’ils s’étaient perdus, mais ils continuèrent à marcher…
Soudain, l’un d’entre eux aperçut une lueur dans le lointain. Ils se dirigèrent dans cette direction et arrivèrent devant une maison isolée dans la campagne. Ils frappèrent à la porte et un homme de forte corpulence leur ouvrit. « Pourriez-vous nous loger ? « demandèrent les enfants.

– Entrez, entrez, petits enfants, répondit l’homme, je suis boucher et je vais vous donner à souper.”
A peine étaient-ils entrés que le boucher les tua, les découpa en petits morceaux et les mit dans son saloir.

Sept ans plus tard, Saint Nicolas passa devant cette maison et demanda à souper.
“ Voulez-vous un morceau de jambon ?, dit le boucher.
– Je n’en veux pas, il n’est pas bon!
– Peut-être une tranche de veau ?
– Tu te moques de moi, il n’est pas beau ! Du petit salé, je veux avoir, qui est depuis sept ans dans ton saloir !”
Entendant cela, le boucher s’enfuit en courant.

Le grand saint, alla s’asseoir sur le bord du saloir, il leva trois doigts et les enfants se levèrent tous les trois.

QUE SE PASSE T-IL DANS LA NUIT DU 5 AU 6 DÉCEMBRE ?

La veille de la Saint Nicolas, les enfants déposent leurs chaussons devant la cheminée avant d’aller se coucher. Tout à côté ils déposent une carotte et des sucreries pour l’âne de Saint Nicolas et un verre de vin pour Saint Nicolas.

Depuis le XIIe siècle (2), Saint Nicolas passe de maison en maison pour demander si les enfants ont été obéissants. Si oui, ils reçoivent des sucreries, des cadeaux. Si non, c’est le père Fouettard, le compagnon de Saint Nicolas qui les corrigera avec son fouet.

Si vous souhaitez connaître les évolutions de Saint-Nicolas en Père Noël je vous renvoie au Fan Club de Saint Nicolas

Tous les chants et comptines racontés/chantés sur ce site ici !

https://youtu.be/mZZqwKZVLbE

Une vidéo de la chanson la plus connue sur la légende de Saint Nicolas

Il était trois petits enfants
qui s’en allaient glaner aux champs.
Ils sont allés et tant venus
que sur le soir se sont perdus.
Ils sont allés chez le boucher :
– boucher, voudrais-tu nous loger ?

– Entrez, entrez, petits enfants,
Il y a de la place assurément.
Ils n’étaient pas sitôt entrés
que le boucher les a tués.
les a coupés en petits morceaux
et puis salés dans un tonneau.

Saint Nicolas au bout de sept ans
vint à passer dedans ce champ,
alla frapper chez le boucher :
– boucher, voudrais-tu me loger ?
– entrez, entrez Saint Nicolas.
Il y a de la place, il n’en manque pas.

– Du petit salés je veux avoir
qu’il y a sept ans est au saloir.
Quand le boucher entendit ça,
bien vivement il se sauva.
– Petits enfants qui dormez là,
je suis le grand Saint Nicolas.

Le grand Saint étendit trois doigts,
les trois enfants ressuscita.
Le premier dit :  » j’ai bien dormi. «  »
Le second dit :  » et moi aussi.  »
« Je me croyais au paradis »
A ajouté le plus petit.

(1) Après J.C = après Jésus Christ

(2) XIe siècle = 11e siècle

Si vous souhaitez apprendre à lire les chiffres romains, cliquez ici !

Le far breton

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PhareLe far, le gâteau, à ne pas confondre avec le phare au bord de la mer 🙂

Bretagne
C’est un dessert typique de la région de Bretagne  à l’ouest de la France.

Pour voir une carte détaillée de la Bretagne cliquez ici !

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Le VRAI far breton est sans pruneaux mais la plupart du temps on le trouve avec des pruneaux. Essayez les deux !

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 La personne à gauche dans cette vidéo est le chef cuisinier                                        Joël Robuchon – visitez son site !

Ingrédients :

100 grammes de farine – 1 pincée de sel – 125 gr de sucre
Graines d’une gousse de vanille (ou sucre vanillé en sachet)
3 oeufs entiers – 1/2 litre de lait – 60 gr de beurre
1 cuillère à soupe de rhum (rhum brun pas le rhum blanc)

Texte de la vidéo ci-dessous :

– Dessert qu’on peut préparer un petit peu à l’avance ?
– Oui, on peut le faire à l’avance
– Et ça se sert chaud, froid, tiède, sortant du four ?
– Tiède
– 100 grammes de farine
– Une pincée de sel
– La petite pincée de sel par Jean-François
– 125 gr de sucre
– D’accord
– Après, il y a la gousse de vanille qu’on a coupé en deux. Faut bien la gratter.
– Donc on va récupérer ces petites graines. T’aimes bien faire la pâtisserie Jean-François ?
– Oui, j’aime bien, oui
– Alors là, donc, on a dit 100 gr de farine, 125 gr de sucre, une gousse de vanille. On mélange le tout avec un fouet.
– On va rajouter les oeufs un à un.
– Alors trois oeufs mais des oeufs entiers : le jaune, le blanc. Disons qu’on fait un petit peu comme un appareil à crêpes, un petit peu sucré, un peu plus épais. Quand ça commence à faire une petite pâte, on a là 1/2 litre de lait…
– On va le rajouter petit à petit (=progressivement)
– Quand est-ce qu’on ajoute le beurre ? À la fin ?
– À la fin
– Alors, on a pris 60 grammes de beurre qu’on a déjà fait fondre, vous voyez, qui est déjà prêt dans la casserole. Là on a 1/2 (un demi) litre de lait entier (il existe trois sortes de lait en France : le lait entier – le lait demi-écrémé – le lait écrémé). Alors on met un petit peu de lait. C’est le moment important. C’est ce qui va permettre d’enlever tous les grumeaux quand il y a des grumeaux, voyez, pour faire une pâte assez épaisse, bien la travailler. C’est là, c’est le moment le plus important pour tout enlever. Quand vous faites un appareil à crêpes, voyez, il ne faut plus qu’il y ait de grumeaux là parce que, s’il y a des grumeaux là, après on les retrouve à la fin.
– Là on peut rajouter du lait maintenant.
– Et les crêpes, tu sais faire les crêpes ?
– Ah oui !
– Voilà l’appareil là est prêt non ?
– Il manque le rhum
– Une cuillère à soupe carrément ?
– C’est bon, alors maintenant, on va rajouter le beurre, les 60 grammes.
– Juste fondu hein ?
– Voilà, au dernier moment, en dernier.
– On incorpore bien le beurre à cet appareil.
– Et voilà
– Alors là, on va le filtrer et on va préchauffer le four à combien ?
– 180°
– On a préchauffé le four à 180°. On l’a mis en four ventilé ?
– Oui
– On a pris un plat qui va dans le four. On l’a bien beurré. Voyez il est bien beurré.
– Donc on va disposer les pruneaux dans le fond du plat.
– Et des pruneaux dénoyautés hein ? On peut laisser les noyaux si on veut ! On les répartit dans le fond du plat.
– Mais pour l’Epiphanie on peut laisser un noyau (c’est une blague de Jean-François – En tout début d’année, on fête l’Epiphanie, fête pendant laquelle on mange la « galette des rois » dans laquelle est cachée une « fève »). Pourquoi pas ?

– Voilà 12 pruneaux sur le plat beurré. On a filtré l’appareil. On verse dessus.
– Oui, oui doucement. En y allant doucement les pruneaux ne vont pas bouger.
– C’est pour que les pruneaux soient bien disposés, c’est pour ça que tu mets les pruneaux en premier.
– Oui, comme ça à chaque fois qu’on a une part, on a un pruneau.
– Et on récupère bien sûr toutes les petites graines de vanille. Et là ça y est, c’est prêt, on le met dans le four et on va cuire pendant combien de temps ?
– 25 minutes.
– 25 minutes, on le sort du four, on laisse tiédir et on sert aussitôt.
– Voilà
– Alors, le four, il est à 180
– On rappelle le temps de cuisson ?
– 25 minutes
– 25 minutes après, on a ce joli far là, il est gonflé. Alors il faut le laisser un peu tiédir.
– Oui, oui, il faut le laisser reposer un petit peu. Faut pas le manger chaud, c’est pas bon. Tiéde c’est parfait.
– On le sert avec quelque chose ?
– Traditionnellement ça se prend avec du café
– Et puis là on peut y aller, on peut dire « Vive les bretons ».
– Au revoir
– Bon appétit bien sûr !

Termes culinaires utilisés dans les recettes

Paul Bocuse et son site c’est ici !

Cette liste va se compléter au fur et à mesure des recettes que je vais mettre sur ce blog.

Si vous souhaitez connaître plus de mots je vous renvoie à ces sites avec les explications en français des termes culinaires « Sos Cuisine » ou « Dictionnaire cuisine »

Si vous souhaitez avoir la traduction dans votre langue maternelle alors il faut taper dans le moteur de recherche « dictionnaires culinaires ».

A

Appareil
C’est un terme utilisé par les cuisiniers (que je viens de découvrir avec la recette du far breton !) qui veut dire « la préparation ». Bien sûr le mot « appareil » a d’autres sens comme « appareil dentaire », un appareil pour dire une machine…

Assaisonner
Mettre du sel, poivre, de l’huile, du vinaigre et autres condiments ou herbes (tout ça en fonction de la recette évidemment !)

B

Blanchir
Plonger un aliment dans de l’eau chaude bouillante seulement 2 ou 3 minutes.

C

Un chinois Un chinois
C’est une sorte de passoire en forme de cône avec un manche.

Une chiffonnade
« Une chiffonnade » se fait en coupant la salade en fines lanières.

Cul de poule
Terme culinaire inconnu de la plupart des français – terme professionnel signifiant un saladier comme dans la recette de la quiche lorraine.

D

Dorer
Sens courant : « Faire dorer des oignons » par exemple c’est mettre les oignons dans de la graisse chaude et les remuer de temps en temps jusqu’à ce qu’ils prennent une belle couleur blonde. Pareil que « faire revenir ».
Sens proprement culinaire : avec un pinceau déposer sur l’aliment une fine couche de « dorure » – jaune d’oeuf+eau- sur la pâte juste avant de la mettre au four (tourtes). Ça donne une belle couleur dorée après cuisson.

E

Écaler
S’utilise quand on veut dire « retirer la coquille de l’oeuf » quand il est dur. « écaler les oeufs ».

Égoutter
Mettre l’aliment dans une passoire pour laisser passer le jus, ou l’eau

Enfourner
Mettre dans le four

M

Monder
« Monder une tomate » c’est lui enlever la peau après l’avoir trempée quelques secondes dans de l’eau bouillante.

P

Plaque (de cuisson)
C’est la tôle pleine qui est à l’intérieur du four

R

Reposer
« Laisser reposer la pâte » – la laisser quelques instants, une vingtaine de minutes à l’air ambiant – pas dans le réfrigérateur, simplement dans la cuisine.

Réserver
Mettre de côté, en attente.

Revenir
« Faire revenir les morceaux de viande » par exemple, cela veut dire : mettre les morceaux de viande dans de la graisse chaude pour les colorer (même sens que « dorer » dans son sens populaire).

… A suivre …

« Nuit Blanche » à Paris au mois d’octobre

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C’est en 2002 que les « Nuits Blanches » de Paris ont vu le jour, soutenu par Bertrand Delanoë  le maire de Paris (sur une idée de son adjoint Christophe Girard). C’est une manifestation qui se déroule tous les ans au début du mois d’octobre pendant une seule nuit de  19 h à 7 h le matin. Le but étant d’intégrer l’art contemporain à l’espace urbain et par là-même de le rendre accessible à tous les publics.

Site paris.fr

Cliquez sur la photo ci-dessous si vous voulez connaître les manifestations à Paris pendant ces Nuits Blanches depuis 2002.

https://youtu.be/hcbXE3TqzD0